mercredi 9 septembre 2009
CREATION DU SITE DES DEPUTES EUROPE ECOLOGIE.
Un site clair et bien conçu qui vous permet de suivre l'actualité parlementaire européenne, et de vous faire une idée sur des dossiers de fond. A noter, les fiches établies par SINOPLE sur Reach et les agrocarburants.
Mais, aussi s'intéresser à l'audition du Président de la Commission européenne du 9 septembre 2009 qui cherche à convaincre qu'il serait l'homme de la situation pour exercer un nouveau mandat.
Sandrine Bélier dans son article nous dit que "Stop Barroso" est bien plus qu'un simple slogan de campagne électorale, en analysant le texte d'orientation présenté qui n'est pas à la hauteur des défis écologiques et de la grave récession économique. José Manuel Barroso a du mal a oublié qu'il a été l'ami des Chefs d'Etats des grands pays, dont il a devancé ou relayé les souhaits nationalistes ou européens à minima.
N'hésitez pas à vous abonner à la newsletter ou à suivre les débats par l'intermédiaire de la télévision parlementaire européenne.
Bref, je vous laisse découvrir toutes ses fonctionnalités.
Un site à faire figurer parmi vos favoris, si vous pensez que l'avenir de la planète vous concerne directement.
mardi 8 septembre 2009
Adieu le volapük. Vive l'Européen facile !
Il est vrai que pour apprécier cette prose, il faut maîtriser un certain nombre de termes. Et si vous êtes tenté par une session de rattrapage, vous pourrez faire connaissance avec l' Eurojargon, dictionnaire des principaux termes, accessible sur le site de la Commission européenne.
http://europa.eu/abc/eurojargon/index_fr.htm
Mais, je vous rassure tout de suite. En ce 8 septembre 2009, la présidence suédoise de l'Union européenne, lors d'un séminaire intitulé "Transparence et clarté du langage juridique dans l'Union européenne" est partie du principe que " Tout le monde doit pouvoir comprendre plus facilement ce que fait l'UE. Le langage utilisé par les institutions européennes, par exemple dans les textes de loi, doit être plus explicite et plus simple."
En pratique, trois décisions ont été prises
1) Se débarrasser du jargon et "adopter la langue des citoyens", selon la formule de Léonard Orban, Commissaire européen chargé du multilinguisme.
2) Une amélioration et une simplification des sites internet.
3) Un résumé court et compréhensible accompagnera les propositions de loi et les rapports les plus longs."
http://www.se2009.eu/fr/reunions_actualites/2009/9/8/le_langage_bureaucratique_de_l_ue_a_ete_critique?localLinksEnabled=false
Ce n'est pas clair pour vous ? Vous pourrez vous reporter à l'allocution de bienvenue prononcée, en anglais, par Béatrice Ask, ministre suédoise de la Justice, qui préside le Conseil européen concernant le domaine Justice et affaires Intérieures.
Ainsi, adieu le Volapük, fustigé par le Général de Gaulle dans sa conférence de presse du 15 juin 1962, lorsqu'il déclarait ; "Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit, en quelque espéranto ou volapük intégré."
http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/I00012375/charles-de-gaulle-petite-phrase-esperanto-ou-volapuk-integres.fr.html
Quoiqu'il en soit, il est clair qu'il convient de progresser dans ce domaine, mais selon moi, rien ne se fera sans les relais nationaux et locaux dans les Etats-membres. C'est le rôle de l'école et de l'Université qui doivent enseigner l'Union européenne en la rendant compréhensible et même aimable, si possible, celui aussi des élus, des chefs d'entreprises, des associations, de tous celles et ceux qui ont participent à leur niveau à la construction européenne.
Cela s'appelle le principe de subsidiarité. Zut ! Encore un mot employé au jargon communautaire. Une déformation professionnelle vous dis-je! Promis, je corrige ce défaut dans un prochain article.
dimanche 6 septembre 2009
Jacques Camus complète le dictionnaire des idées reçues.
Sous ce titre, il traite de la politique de lutte contre la délinquance et la criminalité menée par le Président de la République, au vu des dernières statistiques qui montrent une hausse du nombre de cambriolages (+12%) et des violences sur les personnes (+5%).
Sans se prononcer sur le fond et chercher à polémiquer, ce qui a retenu mon attention, c'est la phrase suivante : "Peut-être la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, sûrement nécessaire après le laxisme socialiste, atteint-elle tout bonnement aujourd’hui ses limites." Et plus précisément le terme de "laxisme socialiste". Il est évident pour Jacques Camus que de 1997 à 2002, la politique de la Gauche (le terme de socialiste doit être compris comme synonyme d'Union de la Gauche puisqu'elle a gouverné durant ce quinquennat) a été laxiste dans ce domaine.
Sous la plume de Jacques Camus, cela sonne comme une évidence. Une idée reçue qu'il serait inopportun de remettre en cause. Flaubert, en son temps, a écrit le dictionnaire des idées reçues. http://books.google.fr/books?id=o5mftR6e3yMC&dq=flaubert+dictionnaire+des+id%C3%A9es+re%C3%A7ues&printsec=frontcover&source=bl&ots=Bj0N35K688&sig=i9W5D86dwR5gJx3Uqb6azCm62lI&hl=fr&ei=YQSkSvDcH56sjAeWtemvDg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2#v=onepage&q=&f=falseElle
L'affirmation de Jacques Camus est digne d'y figurer. Elle serait écrite de la façon suivante : Lutte contre la délinquance. Toujours laxiste quand elle émane des Socialistes.
Au contraire, on devine que la politique sécuritaire de la Droite, elle, est efficace et produit des résulats et est de nature à rassurer tout à chacun.
Si l'on avait un doute, la ligne éditoriale de la Republique du Centre est bien de droite.
Dans son dictionnaire des idées reçues, fort à propos, Flaubert définit le terme d'idéologue de la manière suivante : "Tous les journalistes le sont"...
vendredi 4 septembre 2009
La mobilité urbaine selon la Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire
La Commission européenne, le 25 septembre 2007, a publié un Livre Vert intitulé "Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine". Ce texte est intéressant, car, au vu des têtes de chapitre, il se prononce en faveur "de villes fluides, pour des villes moins polluées, pour des transports urbains plus intelligents, pour des transports urbains accessibles, pour des transports urbains sûrs et sécurisants. On se reportera au texte que je conseille de lire : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2007:0551:FIN:FR:PDF
1. La mobilité urbaine est l'affaire de tous.
Si on se réfère à ce Livre Vert on y apprend que "Dans l'Union européenne, plus de 60% de la population vit en milieu urbain. Près de 85 % du produit intérieur brut de l'UE y est réalisé." Les défis que doivent relever les villes sont les mêmes, car " À travers toute l'Europe, l'augmentation du trafic dans les centres-villes conduit à des encombrements chroniques aux nombreuses conséquences néfastes, en termes de temps perdu et de nuisance environnementale. L'économie européenne perd chaque année près de 100 milliards d'euros, soit 1 % du PIB de l'UE, du fait de ce phénomène." Bien plus, les effets sur l'environnement de cette hausse de la circulation sont avérés, puisque "La pollution atmosphérique et sonore s'intensifie chaque année. La circulation urbaine est à l'origine de 40 % des émissions de CO2 et de 70 % des émissions d'autres polluants issus du transport routier." Enfin, le bilan en terme de vies humaines est lourd, dans la mesure où il apparaît que "Le nombre d'accidents de la route en ville progresse également chaque année: aujourd'hui, un accident mortel sur trois a lieu en zone urbaine, et ce sont les plus vulnérables, piétons et cyclistes, qui en sont les premières victimes."
2. La Semaine européenne de la mobilité et de la prévention routière.
Chaque année, depuis 2002, du 16 au 22 septembre, la Commission européenne apporte son soutien à cette manifestation manifestation mise en place par Eurocités : http://www.eurocities.eu/main.php, Energies-Cités : http://www.energie-cites.eu/ et Climat-Alliance : http://www.klimabuendnis.org/
La France y participe comme le montre le site internet http://www.bougezautrement.gouv.fr/bougezautrement/
On notera au passage que l'adjectif qualificatif "européenne" a disparu. En conséquence, il n'est pas possible de savoir qu'il s'agit d'une initiative européenne.
Favoriser la mobilité urbaine, ce n'est pas seulement apporter des réponses techniques, mais c'est surtout comprendre les enjeux politiques qui y sont liés et, notamment, la question de la gestion des temps de la ville comme l'explique, magistralement, le géographe Luc Gwiazdzinski dans cette vidéo de 20 minutes.
LUC GWIAZDZINSKI: TERRITOIRES ECLATES, TERRITOIRES AUGMENTES
envoyé par ARENEIDF. - L'info internationale vidéo.
3. La Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire.
Sur le blog de la Communauté d'Agglomération Val de Loire, - http://www.blog-orleans-valdeloire.fr/- en date du 4 septembre, on peut lire que celle-ci et ses partenaires "vous invitent à privilégier les modes durables pour vos déplacements domicile-travail et préférer le vélo pour tous les petits trajets du quotidien. Du 16 au 22 septembre, un seul mot d’ordre : « bougez autrement ! ». Jusque là, j'approuve.
Et d'annoncer fièrement "Un grand jeu-concours sera également mis en place du 16 septembre au 15 octobre pour tenter de gagner des vacances de rêve à Djerba ! Pour cela, votez pour choisir le futur nom du réseau bus / tram. Faîtes votre choix entre :
« TAO », pour Transports de l’Agglomération Orléanaise, un réseau zen, des transports en toute sérénité ;
« CosmO », un univers de déplacements, dans la Cosmetic Valley ;
« Ligéa », un mode de déplacements aux consonances ligériennes dont la couleur sable de Loire figure sur le tram."
A votre avis, comment l'heureux (se) gagnant(e) se rendra à Djerba ? En avion pardi! Trop fort ! comme disent les jeunes. Faire gagner un prix lors de la semaine écologique de la mobilité qui consiste à se déplacer en émettant du CO2 dans l'atmosphère! Il fallait y penser. Bravo, les organisateurs ! Il faut espérer que la personne concernée aura la présence d'esprit de compenser ses émissions de gaz à effet de serre en finançant une association qui fera planter des arbres quelque part sur la planète.
Rappelons, que selon le rapport du 3 juillet 2006 du groupe "facteur 4" "le secteur très énergivore des transports, représente à lui seul 26 % des émissions de gaz à effet de serre." Voir à ce sujet : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_972_facteur_4_emissions_gaz_effet_de_serre.php
La mobilité urbaine est-elle favorisée lorsque que, suite à la décision de la Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire, certains quartiers d'Orléans, comme la Source, sont privés de l'accès à Vélo+ ?
Es-ce favoriser la mobilité urbaine que de prévoir que les bus de la SETAO s'arrêtent de fonctionner vers 21 heures ? Pas même l'existence d'une navette qui assurerait un service de nuit, comme le noctilien à Paris.
La mobilité urbaine, c'est aussi le développement des pistes cyclables sécurisées, bien signalées et larges pour permettre au cycliste de pédaler en toute sécurité, afin que se rendre d'un point à un autre ne devienne pas un chemin ...pavé de bonnes intentions, comme le montre cette vidéo
http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftBGh.html (cliquer pour accéder à la vidéo).
Au sein des 23 communes de la Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire, combien de jeunes bénéficient de pédibus pour se rendre à l'école ?
Enfin, accessoirement, es-ce développer la mobilité urbaine de la part de la ville d'Orléans que de créer 3 parkings (Sphéria Val de France, le futur parking sous la trémie Jean-Jaurès une fois celle-ci supprimée et le futur parking de la rue du Cheval rouge) le long du trajet de la seconde ligne de tramway entre les stations Jean-Jaurès et Place de Gaulle ? (voir mon article sur la pietonnisation de la rue des Carmes).
lundi 24 août 2009
ORLEANS. VISITE DE CHANTIER DE LA 2EME LIGNE DE TRAMWAY, FAUBOURG MADELEINE.
Le nombre de personnes invitées étant limité à 20, c'est une trentaine de personnes qui a suivi cette visite de chantier.Sur la forme, je regrette, d'une part, de ne pas avoir pu bénéficier de toutes les explications fournies, en raison de timbres de voix qui ne portaient pas suffisament. Il fallait tendre l'oreille ou bien s'approcher au plus près de la personne qui prenait la parole pour pouvoir bénéficier des indications fournies.
D'autre part, il aurait été souhaitable, à mon sens, qu'un document soit remis aux participants, sous forme d'un plan du faubourg Madeleine présentant les différentes phases des travaux, pour pouvoir se repérer.Le développement durable, principe dont la municipalité d'Orléans se fait le héraut, consiste à associer tous les participants à un projet donné. Il ne faut pas l'oublier.
Sur le fond, on rappellera que ces travaux de détournement des réseaux ont pris du retard, il y a quelques mois, quand on a découvert que les plans mis à dispostiion des équipes techniques étaient érronés. Cette situation a conduit la Municipalité à refaire faire ce travail, en bloquant à la circulation le Faubourg Madeleine, du boulevard Jean-Jaurès, à la rue du Commandant de Poli, du 1er juillet au 28 août. Ce travail a été émaillé par un incident, puisque lors de la construction du futur siège social de Sphéria Val de France, un pan de mur s'est effondré, après s'être fissuré.
La déviation des réseaux ne sera pas totalement terminée, fin août. Il faudra ajouter, en novembre, le passage des réseaux secs (EDF et Télécommunicatikons), pour que cette phase de la construction du tramway soit complètement achevée.Enfin, à noter que l'ancienne auberge de Jeunesse qui, un temps, a abrité la contestation sociale, à travers le "Ministère du Logement", a trouvé une affectation inattendue, puisqu'elle est devenue le garage d'Eurovia, qui y entrepose son matériel et ses engins pour ne pas encombrer le faubourg-Madeleine.Si vous êtes automobiliste, veuillez noter que la rue du Faubourg-Madelieine sera rétablie à la ciruclation, sur une voie, du boulevard Jean-Jaurès vers Saint-Jean de la Ruelle.
Enfin, il a été confirmé que la pose du feu tricolore, en bas de la rue du Commandant de Poli; pour peremttre la traversée du quai Madeleine et de rejoindre l'arrêt de bus, avait du retard, car les fournisseurs n'avaient pas respecté les délais prévus.
dimanche 23 août 2009
2 EME LIGNE DE TRAMWAY. PERMETTRE AUX HABITANTS DE LA MADELEINE D'ACCEDER AU CENTRE-VILLE PLUS RAPIDEMENT EN BUS
Les travaux de la deuxième ligne de tramway ont conduit à dévier le parcours des lignes de bus 3, 10 et 26 qui passaient par le faubourg Madeleine. Cette déviation, instituée, depuis mars 2009, a pour résultat immédiat que, d'une part, les habitants du quartier Saint-Laurent et Madeleine doivent se rendre sur les quais de la Loire pour emprunter les lignes 3 et 26, ce qui est dangereux pour le piéton en raison de l'importance du trafic automobile qui roule à vivre allure dans les deux sens de circulation. D'autre part, l'accès à la place du Martroi, implique de transiter par la Garde d'Orléans. La ligne 10, quand à elle n'emprunte plus le faubourg Madeleine, mais se présente comme une ligne qui permet l'accès du centre-ville, en passant par les quais de la Loire, accessible à partir du boulevard Jean-Jaurès.
Cette vidéo de la République du Centre montre la déviation de la ligne n°3 et 26 sur les quais.
http://www.youtube.com/watch?v=qMVAYPuYKYE&NR=1&feature
2. L'obligation de se rendre en centre-ville en passant par la gare d'Orléans.
D'autre part, les deux lignes de bus empruntent chacune le même trajet à partir du pont de l'Europe pour se rendre à la gare (le terminus pour la ligne n° 26 et un arrêt Boulevard Alexandre Martin pour le 3 qui poursuit vers l'Argonne). En d'autres termes, si les habitants du quartier de Saint-Laurent et de la Madeleine veulent se rendre en centre-ville, ils doivent, obligatoirement, se rendre à la gare pour reprendre la ligne A du tramway qui parviendra, après deux arrêts, à la place de Gaulle. Selon la circulation, il faut compter depuis l'arrêt de départ de la ligne allées Pierre Chevallier, entre 20 et 30 minutes.
3. Devrais-je attendre, 2013, la mise en service en service de la seconde ligne de tramway pour retrouver un accès rapide et direct en centre-ville ?
A priori, le changement de trajet des lignes de bus, décidé par Serge Grouard, Député-Maire d'Orléans, est valable pour toute la durée des travaux de CLEO, si l'on en croit la réponse adressée à l'ADAQOO (Association de Défense et d'Aménagement de l'Ouest d'Orléans). En effet, la proposition alternative consistant à mettre en place des navettes empruntant la partie du faubourg Madeleine qui n'est pas en travaux (le faubourg Madeleine est divisée en 3 parties. La première s'étend du boulevard Jean-Jaurès aux Beaumonts, la seconde des Beaumonts à la Porte dunoise et de la porte dunoise au pont de l'Europe) de façon à rejoindre les mails par le Faubourg Saint-Jean, s'est heurtée à une fin de non-recevoir de la part de Serge Grouard, Député-Maire d'Orléans.
C'est une méthode différente de celle employée par Jean-Pierre, ancien Député-Maire d'Orléans, lors de la construction de la première ligne de tramway où le trajet des bus variait au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Sur le site de la SEMTAO qui retrace l'historique de la construction de la première ligne de tramway, on peut lire : "Si la pose des premiers rails de tramway remonte à janvier 1999, l'année 2000 n'est pas consacrée, loin s'en faut, uniquement à cette phase importante du programme de travaux. En effet, ces derniers ne se sont pas réalisés de manière linéaire et certains secteurs sont quasi terminés quand d'autres voient les premiers coups de pioche arriver. Illustration parfaite de cet état de fait, la situation en début 2000 se caractérise par un centre-ville d'Orléans avec des rails et des revêtements en place, alors qu'un secteur comme la Rue de la Mouillère est toujours en phase de déviation des réseaux ; la section 2 sur la commune d'Olivet étant, quant à elle, encore vierge de tous travaux d'aménagement."
Voir le site : http://www.semtao.fr/le_reseau_semtao-un-peu-dhistoire.html
4. Deux propositions : Un bus sur 2 de la ligne 3 poursuivait sa route sur les quais de la Loire pour rejoindre le Pont Thinat, avant de retrouver son chemin habituel. Ou bien la ligne 10 est aménagée pour correspondre avec l'arrêt du 3 et sa fréquence est augmentée.
Il s'agirait de prévoir un arrêt à la hauteur du pont Joffre, un arrêt près du pont Royal et un arrêt Place de la Loire pour permettre un arrêt direct par les quais de la Loire au Centre-ville en remontant la rue de l'Empereur pour rejoindre la rue de Bourgogne et un arrêt avant le pont Thinat. Il existe déjà la ligne 10, qui emprunte ce trajet, mais la ligne 3 ne communique pas avec l'arrêt de la ligne 10, qui est plus loin en continuant à longer les quais de la Loire. De plus, la fréquence de la ligne 10 est de 20 minutes à 25 minutes et je constate que le mini-bus est le plus souvent vide. La ligne 3, dédoublée, un bus passant par la gare, et un autre empruntant les quais, contournerait, ainsi, par le nord et par le sud, les travaux de construction de la deuxième ligne de tramway. Cela permettrait d'avoir un choix selon la partie du centre-ville où l'on veut se rendre.
On objectera sans doute, la circulation sur les quais et au niveau du Pont Thinat. Mais, en réalité, en ce qui concerne le pont Thinat, même si le passage en est rendu difficile aux heures de pointe, cela concernera peu d'usagers, car ceux qui se rendre à l'Argonne emprunteront l'autre trajet. Pourquoi, au moins, ne pas étudier la faisabilité de cette alternative qui pourrait éviter que les habitants de la Madeleine ne se soient temporairement contrariés pour accéder au centre-ville ?
Autre possibilité, améliorer la fréquence de la ligne 10 qui ne passe en moyenne que toutes les 20 à 25 minutes et mettre en place une correspondance avec la ligne de bus 3. En effet, actuellement , en empruntant la ligne n°3, on descend à l'arrêt, quai Saint-Laurent, et de là, il faut se rendre, à pied, pour atteindre l'arrêt quai Barentin, où passe la ligne n°10.
Il conviendrait d'avancer l'arrêt du 10 sur les quais pour le rapprocher du quai Saint-Laurent. Un autre système consistant à descendre vers le quai Saint-Laurent, en empruntant la rue du Faubourg Madeleine, en provenant du boulevard Jean-Jaurès et en tournant à gauche rue Belle-Saint-Laurent se heurte au fait qu' arrivé sur le quai Saint-Laurent, il faut impérativement tourner à gauche en coupant une voie de circulation. Ou à défaut, emprunter la rue du Baron, ce qui permet, aisément de tourner à gauche, sur le terre-plein des quais, une fois le feu tricolore franchi.
5. Faire la place aux personnes handicapées, lors des travaux de la 2ème ligne de tram.
Les travaux de la 2 ème ligne de tramway à Orléans font rouspéter les automobilistes et ceux qui prennent les transports en commun, mais pas seulement. Pour Michel Brard, conseiller municipal socialiste et conseiller général d'Orléans, les travaux débutés, il y a 2 mois, et qui ne sont pas prêts de se terminer, gênent, aussi, les personnes handicapées. Rien dit-il n'est mis en place pour les aider à se déplacer. Michel Brard est mal-voyant, il a adressé, le 19 avril 2009, à Eric-Charles Lemaignen, Président de la Communauté d'Agglomération, une lettre ouverte, l'alertant sur ce point, dans laquelle il a formulé 3 propositions qui s'inspirent de l'action qui avait été menée lors des travaux de la première ligne de tramway. Elles sont les suivantes :
"1 un service d’accompagnements : un certains nombre de personnes, du fait de leurs déficiences, « cécité, handicap moteur, troubles d’orientations… » ont besoin dans un contexte de « grand chantier » d’un accompagnement humain pour tout simplement effectuer leur déplacement habituel, si celui-ci d’une manière ou d’une autre croise la zone des travaux. Pour la première ligne, nous avions soutenu la création d’emplois aidés dans le cadre d’un collectif associatif, avec la création d’un véritable service d’accompagnement travaillant étroitement avec la SEMTAO.
2 une information mise à jour au quotidien : dans le même esprit, un partenariat avec ce service d’accompagnement, le monde associatif et le maître d’ouvrage, avait permis en allant quotidiennement sur les sites en chantier, de signaler les secteurs les plus difficiles et les parcours à modifier ou corriger.
3 une information spécifique : de même, il convient d’apporter une attention toute particulière sur les supports d’informations destinés à des publics spécifiques. Dans le handicap psychique, sensoriel « auditif ou visuel », pour les personnes âgées en perte d’autonomie, une information adaptée doit être prévue les informant sur les dates, la localisation, la nature des travaux, et cela à chaque changement."
Voir le texte intégral de la lettre ouverte : http://michelbrard.wordpress.com/page/3/
Rappelons que le développement durable, cela consiste à ne pas oublier le volet social qui permet d'associer les plus faibles à un projet et, en l'occurence, à ne pas les laisser de côté... de la voie du tram...
mercredi 19 août 2009
Disparition d'Yves de la Martinière : un homme aux multiples passions.
Dans la matinée du 15 août 2009, Yves de la Martinière s'est éteint. Il était cet homme affable, passionné, serviable que j'ai connu, il y a quelques années, par un ami commun.
Ses passions manifestaient son éclectisme et sa volonté de comprendre, d'aller de l'avant et de faire progresser les projets qui lui tenaient à coeur.
1. La généalogie.
La généalogie était une passion familiale pratiquée depuis 4 à 5 générations, comme il le confiait à Loiret.com, avouant qu'elle pouvait conduire à des cousinades de plus de 1000 personnes. Il avait été "Secrétaire du Club de Généalogie IBM".
http://www.loiret.com/cgloiret/index.php?page=display&class=reportage&object=r53_genealogie&method=i_display_full
2. Le combat pour une Loire sauvage.
Son combat pour la préservation de la Loire sauvage et souveraine, il l'avait mené depuis 1996, en présidant l'ADIPHCM, quand est apparue, pour la première fois, en plein milieu de la trame verte de l'Agglomération Orléanaise la menace d'une déviation routière séparant l'est de la commune de Mardié (espaces boisés classés), avec un pont sur la Loire. C'est donc une révolte qui fonde le combat d'Yves, ce qui le conduira à présider Mardiéval avec brio, conviction et détermination. Il faisait parler ce castor énervé, lettre mensuelle apportant ces informations, ces superbes photos et cet humour qui le conduisait à ferrailler contre la volonté du Président du Conseil général Eric Doligé de créer des ponts supplémentaires sur la Loire. Il ne passait rien à celui qu'il surnommait "Toutenkamion" le mettant en scène dans un improbable dialogue, terminant son texte par ce conseil : "PP laisse tomber"!
Il avait marqué des points, quand une délégation de la comission des pétitions du Parlement européen, en octobre 2007, s'était déplacée sur les lieux pour se rendre compte par elle même des arguments des parties. Son rapport qui concluait à l'inutilité de 3 ponts sur la Loire était une victoire dans son combat inalassable pour que la protection européenne conférée par le zonage Natura 2000 soit respectée.
C'est dire que l'Europe, était un sujet qui nous réunissait et il était conscient que cet atout était déterminant dans son combat, prenant soin de rappeler, dans ses interventions, que les règles européennes possédent une valeur supérieure au droit national.
Il avait résumé sa motivation dans les colonnes du castor énervé.
http://le-castor-enerve.fr/connaitre.html
Le quotidien le Monde, le 13 octobre 2007, avait résumé ce débat en citant l'intervention d'Yves, en ces termes :
"Les ponts prévus autour d'Orléans font des remous jusqu'à Bruxelles. Trois députés européens se sont invités dans le Loiret début octobre pour mener l'enquête. Mandatés par la commission des pétitions du Parlement, ils s'intéressent aux projets routiers du conseil général et en particulier à la construction de trois ponts sur la Loire sur une distance d'une cinquantaine de kilomètres. Le but des enquêteurs : vérifier in situ si ces futurs ouvrages respectent les directives européennes sur l'environnement, dans une zone classée Natura 2000 et inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité. Le Parlement a été alerté par six associations qui ont recueilli près de 13 000 signatures. Dans leurs requêtes, les pétitionnaires accusent le conseil général de vouloir construire un "grand contournement d'Orléans" de 300 km de long, dont un rouage essentiel serait la construction de ces ouvrages d'art, l'un en aval d'Orléans, à Baule, l'autre en amont, à Mardié, plus un troisième à Sully-sur-Loire, dans le cadre d'une déviation. "Ces aménagements seraient catastrophiques", s'insurge Yves de La Martinière, président de Mardiéval, l'une des associations pétitionnaires. "Ils auraient pour effet de massacrer trois zones protégées, la forêt d'Orléans, la Sologne et la vallée de la Loire et du Loiret, et de détruire le biotope d'espèces rares", comme le castor d'Europe ou le balbuzard pêcheur. CONTRE-INVENTAIRE Le président du conseil général, le sénateur UMP Eric Doligé, réplique aux associations qu'elles ont mis bout à bout des projets sans rapport entre eux pour défendre "leur jardin". "Il s'agit d'aménagements ponctuels pour régler des problèmes de trafic local. J'ai notamment démontré aux parlementaires que les ponts n'avaient aucun lien entre eux", insiste-t-il. De tous ces dossiers, le plus avancé est celui du pont de Mardié. En 2006, le conseil général a approuvé l'avant-projet d'un ouvrage "à six travées" pour un montant de 42 millions d'euros, alors que l'étude d'incidence, selon les associations, préconiserait un pont suspendu. "Natura 2000 n'a jamais interdit de construire dans des zones protégées, se défend M. Doligé. Il faut seulement prendre des dispositions en matière de protection de l'environnement. Je respecterai les normes et l'Etat jugera lors de l'enquête publique." La mission doit rendre un premier rapport le 22 novembre à Bruxelles, en présence de la commission et des parties. Les associations ont remis aux députés un contre-inventaire naturaliste dans le secteur de Mardié et comptent sur leurs recommandations pour assurer la préservation de la "Loire sauvage". Mais le président du conseil général reste "serein" : il prévoit la mise en service d'un premier pont à l'horizon 2012-2014" Christine Berkovicius
3. L'informatique.
Il était aussi feru d'informatique, et c'est à lui que je dois d'avoir été initié au fonctionnement de la messagerie outlook express. Il naviguait avec les icônes avec une grande aisance. il avait compris les possibilités offertes par les nouvelles technologies comme le montrait la rédaction et la mise en page du Castor énervé. Sa caractère chez IBM n'y était pas pour rien. Communiquer et se faire des alliés, c'était le seul moyen pour lui de se doter d'armes efficaces dans ce combat entre le pot de terre et le pot de fer qu'il menait avec constance toutes ces années.
4. Une élégance aristocratique.
Difficile de dire qui était l'Yves intime. Je crois pouvoir dire que l'introspection n'était pas son fort, car il n'avait pas le temps et il aurait repoussé ce genre de question d'un geste de la main. Il n'avait pas le temps, toujours dans l'action, avec le sourire et aussi des emportements qui manifestaient cette passion qui était la flamme qui brûlait en lui et qui, parfois, pouvait le conduire à être injuste.
Mais, c'était bien peu de chose à côté de cette élégance aristocratique, ayant compris que son nom lui donnait des devoirs bien plus que des droits. Sa noblesse de coeur et d'âme, il en a fait preuve jusqu'à ces derniers instants, faisant prévoir ses liens familiaux sur ses souffrances. Il ne se prenait pas au sérieux et son humour lui permettait de relativiser les situations difficiles.
Yves, au ciel, tu verras la Loire comme tu ne l'as jamais vue...