vendredi 4 mars 2011

L'AGGLO ORLEANS ORLEANS VAL DE LOIRE EST PINGRE.

Ce samedi 8 janvier 2011, je n'ai pas bien commencé l'année. J'avais décidé d'emprunter la ligne 3 de bus dont le point de départ se situe Allée Pierre Chevallier. Jusque là rien d'anormal.
Je prends place après avoir poinçonné mon ticket sur un siège situé au milieu du bus.

La conductrice au moment de tourner à droite pour emprunter la rue Gambetta devant le Dojo, s'aperçoit qu'une voiture est mal garée. Pour manoeuvrer, elle décide de reculer. Mais, hélas, l'arrière du bus vient heurter l'arbre qui n'avait pas l'intention de céder à ce genre d'avance, de sorte que la vitre arrière, sous le choc, se brise en plusieurs morceaux, dont une partie s'éparpille à l'intérieur du bus. Nous sommes trois et personne n'est blessé.

Compte-tenu, du temps pour dégager le bus et prévenir la SETAO, je décide de quitter ce bus et de partir à pied au centre-ville où je dois effectuer une opération à la poste après avoir laissé mon numéro de portable à la demande de la conductrice.

Deux semaines plus tard, je décide de rédiger une réclamation au guichet du centre bus de la gare.

La réponse de la SETAO me parvient début février. J'apprends que j'ai droit à un titre de transport "à titre tout à fait exceptionnel", à utiliser à ma convenance.

Je crois que c'est bien peu au vu du préjudice subi, et cela montre, s'il en était besoin que la politique d'indemnisation de la SETAO n'est pas généreuse et en conséquence ne correspond pas aux critères du développement durable.

Car enfin, le titre de transport qui m'est adressé ne fait que remplacer celui que je n'ai pas utilisé ce jour-là et rien de plus. Mais, le préjudice subi n'est pas pris en compte. Le temps supplémentaire que j'ai du prendre pour me rendre en centre-ville est indifférent à la SETAO, ni le choc constitué par cet accident.  

Naturellement, il a fallu adresser une réclamation en bonne et due forme. On aurait pu imaginer que la conductrice prenne automatiquement les coordonnées des voyageurs et qu'ils soient tous indemnisés. Cela aurait été plus fair-play. Sur les trois voyageurs, l'opérateurTransdev a t-il reçu trois plaintes ?

J'ai toujours été frappé par le fait que dans le bus l'affichage du règlement comporte toute une série d'obligations à l'égard des voyageurs et bien peu de droits. On ne parle même pas de la gratuité pour plusieurs catégories de personnes qui devraient constituer un droit; à mon sens.

C'est que pour la SETAO qui m'adresse ce courrier, et qui agit à sur la base d'une délégation délivrée par la Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire, la personne qui utilise les transports en commun dans ladite Agglomération est avant tout un usager, pas même un client, ni même un interlocuteur valable. Il est placé dans une situation réglementaire et il n'a rien à dire. A quand des comités d'usagers ?






dimanche 27 février 2011

PRESIDENTIELLE 2012 : ET SI LA GAUCHE ETAIT UNITAIRE POUR 4 ? OU TOUS POUR UN ET UN POUR TOUS

1) Les conditions d'une victoirei construite.

1. Les valeurs de Gauche qui placent l'homme au centre de la société.

Si la Gauche veut gagner l'élection présidentielle de 2012, elle doit surmonter ses divisions et se présenter unie dès le premier tour, autour d'un programme de gouvernement, et imaginer la future composition de l'Assemblée nationale qui suivra dans la foulée.

L'anti-sarkosysme primaire consistant à montrer du doigt les carences, les insuffisances, les renoncements (exemple : l'abandon de la taxe carbone) de la politique menée par le Chef de l'Etat et son gouvernement au cours de son quinquenat ne peut suffire pour convaincre l'opinion publique de confier le pouvoir suprême à un titulaire de l'autre bord politique.

2. Une alernative crédible.

C'est naturellement la capacité de la Gauche à construire une alternative crédible, en portant haut les valeurs républicaines d'égalité, de liberté et de fraternité à travers une vision du rôle de l'homme dans la société qu'elle peut convaincre l'électeur de porter ses suffrages sur ses candidats. Il s'agira de faire mieux que de simplement réparer les fractures de la société française causées par la politique de Nicolas Sarkozy en étant capable de faire naître l'espoir d'une société plus juste, plus sociale et plus humaine. Or, à l'heure actuelle, tant d'hommes simples pions sur l'échéquier de la compétition mondiale, sont victimes d'un post-capitalisme aveugle dont le destin se joue à la bourse de New-York ou de Shangaï...

2.1. Vaincre le syndrome du 21 mai 2002.

Au soir du 21 mai 2002; date du second tour de l'élection présidentielle, la Gauche a été traumatisée pour trois raisons : premièrement, le Parti Socialiste n'a pas été représenté au second tour, situation qui ne s'était produite qu'en 1969, lorsque les couleurs du Parti socialiste étaient défendues par Gaston Deferre. Deuxièmement, le candidat du Front National a été présent au second tour pour la première fois depuis la création de la Vème République et de la création de ce parti en 1984. Troisièmement, la constitution d'un front républicain pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen a conduit une partie de l'électorat de Gauche a espérer que le Président de la République, Jacques Chirac, réélu avec 82% des suffrages, prendrait en compte ce vote de Gauche dans la mise en oeuvre de son programme électoral, ce qui n'a pas été le cas.

Après trois défaites consécutives lors du scrutin présidentiel, en 1995, en 2002 et en 2007, la Gauche est-elle capable d'en tirer les leçons pour se présenter unie devant les électeurs ?

Interrogé sur ce risque, l'ancien Premier Secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande répond dans un interview à la Tribune le 26 janvier 2011 : "Cette éventualité peut se reproduire si le Parti socialiste, son candidat, ne réussit pas à s'imposer comme la force d'alternance et si les gauches sont présentes à l'élection présidentielle de manière désordonnée et multiple"

http://www.latribune.fr/actualites/politique/20110126trib000595888/francois-hollande-met-en-garde-la-gauche-contre-un-nouveau-21-avril.html

2.2. Une unité retrouvée dès avant le 1er tour du 22 avril 2012.

Interrogé sur sa succession politique par un journaliste, le Général de Gaulle avait répondu qu'après lui il ne craignait pas le vide, mais le trop plein ! Nous y sommes. Malgré la règle des 500 parrainages qui renforce l'exigence des 100 parrainages selon la législation précédente, au premier tour d'une élection présidentielle c'est environ une quinzaine ou vingtaine de candidats qui se présenteront, synoyme d'un éparpillement des voix. Si l'adage consiste à affirmer qu'en règle générale au premier tour on choisit et au second tour on élimine, le scrutin présidentiel de 2012 est trop important pour se permettre un éparpillement des candidats de Gauche pour refléfeter toutes les sensibilités politiques.

Il convient donc de réaliser l'unité de la Gauche avant le premier tour autour d'un programme de gouvernement et d'une attribution des circonscriptions dans la perspective des élections législatives qui suivront.

Cette stratégie politique défendue par François Hollande, à mon sens, présente trois avantages.

1) Elle permet de démontrer que ce qui est valable pour des élections locales l'est aussi pour l'élection du Chef de l'Etat. Les électeurs ne comprendraient pas que la Gauche soit unie lors de l'élection municipale et cantonale et ne le soit pas à l'occasion de l'élection présidentille. Les électeurs plébiscitent cet accord qui fait naître un intérêt supérieur pour la Gauche dans son ensemble face aux ambitions personnelles et au rôle conquérant des partis politiques.

2) Contrairement à une idée couramment admise, une union dès le premier tour des forces de Gauche de Gouvernement ne signifie pas un moindre score que le résultat de chacun des partis politiques de Gauche additionné. Au contraire, cette union peut créer un dynamisme autour de son leader et de ses composantes et permettre un gain en efficacité au vu  d'une logistique puissante et d'une équipe déterminée. 

3)  Cette union aura pour objet de proposer aux électeurs un programme complet de Gouvernement ce qui signifie de nécessaires compromis sur des sujets sensibles comme l'énergie nucléaire, par exemple entre le PS et ses partenaires. En échange de l'abandon de leur candidat de la part d'Europe-Ecologie-Les Verts, du Parti Radical de Gauche, voire du Front de Gauche), la négociation d'un accord aboutissant à l'élection de circonscriptions législatives gagnables peut s'avérer avantageux. Europe-Ecologie a tout intérêt à passer de 4 députés à une soixantaine en faisant monter une génération de milittants et de femmes et d'hommes issus des associations écologistes capables de promouvoir la transition écologique. Cette stratégie éviterait de nécessaires négociations qui interviendraient entre les deux tours au vu des rapports de force établis au soir du premier tour et qui vis à vis de l'électeurs sont synonymes d'arrangements de dernière minute et de places à occuper.

C'est mettre en oeuvre l'adage selon lequel "Gouverner c'est prévoir". Enfin, c'est évidemment, la préfiguration d'un Gouvernement de Gauche qui reviendrait aux affaires en ayant réfléchi aux actions à mener prioritairement et sur la base d'un agenda quinquenal. C'est aussi illustrer la logique des institutions de la Vème République qui conduit à la constitution d'une Gauche et d'une Droite structurée autour d'un projet politique. Projet contre projet.

A cette Gauche réunie et enfin adulte et responsable les électeurs peuvent confier des responsabilités. Cette stratégie de l'Unité à 3 (PS, PRG, EELV) ou à 4 avec le Front de Gauche (Jean-Luc Mélenchon renoncera t-il à se présenter au second tour dans cette nouvelle configuration politique ?), c'est la possibilité qu'à la compétition stérile succède une alliance d'hommes et de femmes qui croient aux valeurs de la sociale démocratie ou de l'économie sociale de marché selon la formule employée par le Traité de Lisbonne.

2.3. L'abandon d'un candidat à l'élection présidentielle n'est pas un drame.

Le Parti Radical de Gauche et Europe Ecologie Les Verts ont t-ils tant à perdre en renonçant à présenter un candidat à l'élection présidentielle ?

Pour le Parti Radical de Gauche, son audience est limitée et à ce jour aucune procédure de désignation n'a été officiellement entamée. Ses leaders historiques témoignent d'une sensibilité de Gauche qui a connu ses beaux jours sous la troisième et quatrième République mais qui actuellement ne rencontre pas une large adhésion et dont la réprésentation est essentiellement dans le sud-ouest de la France.

Pour EELV , l'élection présidentielle n'a jamais été dans son histoire un moment fort de sa progression dans la mesure où le culte du leader ne fait pas partie de sa culture. Certes, une procédure de sélection par le biais de primaires a été décidée. Cela dit, déjà sa date est contestée et la compétition engagée entre la candidate du Parti Eva Joly et le candidat Nicolas Hulot issu de la société civile risque de laisser des traces au sein des fragiles équilibres du nouveau mouvement politique. Au demeurant les sondages donnent une fourchette entre 4% et 10% à Eva Joly, alors même que si Nicolas Hulot est préféré par les Français à l'ancienne juge d'instruction, ses scores électoraux seraient décevants (http://www.latribune.fr/actualites/politique/20110209trib000600024/nicolas-hulot-ou-eva-joly-les-sondages-n-aident-pas-a-trancher.html). Il est clair que le score de Dominique Voynet de 1,57% en 2002 est dans toutes les mémoires et il n'est pas certain que les chausses-trappes d'une campagne présidentielle ne précipite le candidat ou la candidate vers un faible score.

Car, il ne faut pas oublier qu'une campagne présidentielle c'est très éprouvant physiquement, moralement, politiquement, tant les petites phrases, les anathèmes, les circonvolutions fleurissent dans ces occasions quand même dans certains cas les attaques se font en dessous de la ceinture. Il n'est pas certain qu'EELV ait à perdre à disposer d'une soixantaine de députés contre un retrait de son candidat à l'élection présidentielle. Dès lors qu'aux élections municipales dans certains cas, et régionales un accord a été trouvé pour faire leur juste place aux arguments des écologistes pourquoi ne pas penser qu'il peut en être d'une même à propos de l'élaboration d'une élection présidentielle ?

Quant au leader du Parti de Gauche qui ambitionne de devenir le leader du Front de Gauche (Parti de Gauche et le Parti Communiste), il appartiendra à son leader de dire s'il veut faire porter ses thèmes par une large union devenant le 4ème des 3 mousquetaires (dans le rôle d'Aramis ?) ou poursuivre son cavalier seul harangant ses partisans dans sa diatribe contre le système néo-capitaliste.

En conclusion, au delà, des calculs politiques, des ambitions personnelles, des manoeuvres électorales, la Gauche a rendez-vous devant l'histoire, avec sa propre histoire pour un nouveau rendez-vous avec les Français désireux de tourner la page Nicolas Sarkozy et de voir émerger une nouvelle génération de dirigeants et de militants. Cette union de la Gauche progressiste, avant le premier tour de l'élection présidentielle du 22 avril 2012, est d'autant plus souhaitable que la Droite sera divisée. Nicolas Sarkozy devra affronter dans son propre camp Dominque de Villepin d'autant plus dangereux si l'appel interjetté par le Chef de l'Etat conduit à une nouvelle relaxe. Au Centre, François Bayrou, hérault de 2007; Hervé Morin, le Président du Nouveau Centre et Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical, sont tentés d'en découdre. Et si Mme Christine Boutin, à la tête du groupusculaire Parti Chrétien Démocrate voulait porter son image auprès du plus grand nombre ? Et quel score réalisera Marine Le Pen, leader du Front National pour sa première campagne présidentielle ?

A chacun de se mobiliser pour une société qui cesse de diviser et d'opposer les uns aux autres et soit capable conformmément au génie français de permettre à chacun de trouver sa place dans le respect des lois de la République.



























dimanche 6 février 2011

Selon la République du Centre, les Portugais sont des étrangers!

Dans un article daté des 29-30 janvier 2011, la République du Centre publie un article intitulé : "Des infirmières étrangères dans les hopitaux du Loiret " sous la signature de Marion Bonnet.

1) Les Européens ne sont pas des étrangers.

Cet article commence par un chapeau qui est le suivant : "Confronté à une démographie médicale, l'hôpital d'Orléans n'hésite pas à recruter du personnel en dehors des frontières françaises, dans les pays de l'Union européenne."

La formule utilisée est pour le moins maladroite, pour la raison qui suit.

1) La formulation "recruter en dehors des frontières françaises, dans les pays de l'Union européenne", laisse entendre que la France n'est pas membre de l'Union européenne. En effet, il existe d'un côté les pays de l'Union européenne et de l'autre la France et ses frontières. Littéralement, les pays de l'Union européenne constituent donc un ensemble géographique différent de la France. Il fallait supprimer "en dehors des frontières françaises" ce qui ne nuisait pas à la compréhension de la phrase.

2) Le chapeau est en contradiction manifeste avec le titre de l'article "Des infirmières étrangères dans les hopitaux du Loiret " Qui dit étrangères dit par définition dont la nationalité n'est pas celle d'un des 27 pays de l'Union européenne. Membre de l'Union européenne signifie que la nationalité est celle d'un des 26 Etats de l'Union européenne (les 27 Etats sauf la France). Alors il faut choisir !

3) Des infirmières portugaises qui ne sont pas des étrangères.

Le texte de l'article n'évoque que le cas du recrutement par l'hôpital d'Orléans d'une jeune infirmière portugaise de 22 ans. Et les autres recrutements évoqués ne concernent que du personnel ayant la nationalité d'un des pays membres de l'UE (Espagne, Hongrie, Pologne, Portugal et Roumanie).

Si on veut dire que dans le Loiret des infirmières étrangères sont recrutées, alors même que l'hôpital d'Orléans n'aurait recruté que des infirmières européennes, il faut le démontrer. Or, à aucun moment, sous la plume de  Marion Bonnet, on ne trouve l'évocation du cas du recrutement d'une infirmière non-ressortissante de l'Union européenne.

La lecture du titre, hormis le chapeau, conduit à indiquer que le recrutement des infirmières étrangères dans le Loiret se traduit par le recrutement d'infirmières pouvant être d'une nationalité d'un des 26 Etats membres de l'Union européenne. Suite à un syllogisme imparable les infirmières étrangères sont portugaises !

Rappelons que le Portugal est devenu membre de la Communauté Economique Européenne, le 1er janvier 1986, candidature rendue possible suite à la révolution des oeillets d'avril 1974 qui a vu la fin de la dictacture de Salazar qui conduisit le Portugal à redevenir un Etat démocratique. Les infirmières portugaises sont des Européennes au même titre que les infirmières françaises  qui travaillent ...au Portugal.

Depuis novembre 2004, José Manuel Durao Barasso, ancien Premier Ministre Portugais,  préside la Commission européenne, et achèvera son mandat de 5 ans fin 2014.

Enfin, il faut redire, ici, qu'être ressortissant communautaire confère une série de droits (liberté de circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux, droit de vote pour élire les représentants nationaux au Parlement européen, la saisine du Médiateur européen et de la commission des pétitions du Parlement européen, le droit de voter et d'être éligible aux élections municipales, le droit de bénéficier d'une protection consulaire européenne si son pays n'accorde pas celle-ci dans un pays étranger) et de devoirs (respect de la Charte des droits fondamentaux et des dispositions impératives du Traité de Lisbonne entré en vigueur le 9 décembre 2009).

Pour terminer, cette vidéo qui rappelle les conditions de la naissance du Portugal qui prend sa source dans la ville historique de Guimares. .

mercredi 2 février 2011

AGRICULTURE PAYSANNE ET CHANGEMENT CLIMATIQUE : LES FEMMES EN PREMIERE LIGNE

Le mercredi 9 février 2011, de 19 heures à 22 heures 30, plusieurs associations (Oxfam, Agronomes et vétérinaires sans frontières, CCFQ terre solidaire, Artisans du monde...) organisent un débat sur le thème : "De  l'agriculture  paysanne, un fort  potentiel pour le développement, confrontée à l'accaparement  des terres  et aux  changements  climatiques" qui se tiendra, salle des fêtes de Saint-Jean de la Ruelle, 29 rue Bernard Million.


A partir de témoignages, de courts métrages, et de débats animés par Valentin Beauval, paysan retraité, agronome, membre d'AVSF, il sera possible de faire connaissance avec le projet du Jardin de femmes de Sadel (Matam / Sénégal) et d’exemples au Sénégal et au Mali.


Le débat sera suivi d’un buffet africain, équitable, solidaire  et musical. Réservation avant le 4 février. 


Téléphone : 06 83 59 33 16

Courriel :Oxfam-Orléans : macaze@wanadoo.fr / AVSF Région centre : joeldine@free.f


Courrier : Association Solidarité et développement, Espace Léopold Sedar Senghor, rue des Turquoises, 45140 St Jean de la Ruelle.

J'y serai pour encourager le travail persévérant et volontariste de son animateur Mamadou Sall.


Pour se préparer à réfléchir à cette problèmatique pour l'avenir des populations du Sahel, on peut regarder cette vidéo qui, notamment, au Mali, illustre l'action des fonds européens pour lutter contre le changement climatique.


La lutte contre le changement climatique
envoyé par EUintheWorld. - L'info video en direct.



lundi 17 janvier 2011

TRANSPORTS EN COMMUN ET CONTRADICTIONS ORLEANAISES

J'étais présent, ce lundi 17 janvier, à 16 heures, au 4ème étage du Muséum d'Histoire Naturelle pour assister à la premier atelier de concertation concernant Plan Climat Energie Territorial de la ville d'Orléans.

http://www.orleans.fr/uploads/tx_adsespacepresse/20110112_MairieOrleansPCET.pdf

J'y ai appris une chose. Alors que l'agglomération orléanaise se situe en première position pour son offre de transports, elle occupe l'avant-dernière position pour son utilisation.

Il a été répondu à un question posée par une personne de l'assistance que cette situation s'expliquat par la mauvaise image de marque des transports publics et une personne de la SETAO a précisé que le réseau de l'Agglo était très étendu allant jusqu'à Marigny-les-Usages ce qui expliquait un faible rapport entre le nombre de voyageurs et les kilomètres parcourus.

A mon sens, ces deux explications sont insuffisantes pour expliquer, à elles seules, ce paradoxe.

J'en vois pour ma part, 4 autrement plus convaincantes.

1) La ville d'Orléans a fait le choix de privilégier la voiture et non les transports en commun.

Des preuves ? La création de nouvelles places de parking place du Cheval Rouge, le parking Jean-Jaurès de 500 places, des places supplémentaires dans l'enceinte de l'hôpital de la Madeleine...Le refus de piétonniser la rue des Carmes et la volonté de Serge Grouard, de prendre un arrêté d'alignement pour détruire des habitations permettant d'élargir l'entrée de la rue en venant par la place de la Croix-Morin pour permettre de disposer d'une voie supplémentaire pour la voiture...

2) Des bus pris dans les embouteillages.

Lorsqu'on prend un bus, on n'est jamais certain d'arriver à l'heure selon l'intensité de la circulation. La situation ne peut qu'aller en s'aggravant si on considère que la suppression de la trémie Jean-Jaurès va créer un ralentissement de la circulation le long des mails à partir du pont Joffre, se répercutant jusqu'à Fleury les-Aubrais. Ce d'autant qu'une voie de bus en site propre n'est pas prévu dans le projet de la ville, contrairement à celui présenté par l'Adaqoo. Rappelons que selon l'étude menée par Tom Tom entre septembre 2008 et septembre 2010, Orléans est la 2ème ville de France la plus bouchonnée, derrière Nantes et devant Toulouse !
Enfin, on pourra utilement consulter la carte du trafic routier dans l'agglomération Orléans-Val de Loire, en 2009, établie par l'Observatoire des déplacements : http://www.agglo-orleans.fr/upload/document//FILE_4c2da88a54410_carte_trafic_2009.pdf/carte_trafic_2009.pdf 

3) Une offre tarifaire chère et mal adaptée.

Il est clair que la tarification des bus et du tramway gérée par la Communauté d'Agglomération du Val de Loire, présidée par Charles-Eric Lemaignen, est complètement à revoir en raison de son inadaptation aux possibilités économiques de la population.

Il convient de réfléchir à mettre en place la gratuité pour différents types de publics en fonction de leur situation économique, sociale et écologique. On sait que publiquement le Président de l'Agglo s'est toujours prononcé contre toute forme de gratuité. Ainsi, lors du tchat n°4 du 18 janvier 2011, il a déclaré : " Je rappelle que les transports sont financés par le versement transport, impôts sur les salaires des établissement publics et privés de + de 9 salariés, à 40 % par le budget propre de la collectivité locale et à 20 % seulement par le client. Pour une agglo comme Orléans, ce sont15 millions / an de recette de billetterie. L'AgglO, comme le GART, asso qui regroupe toutes les grandes collectivités responsables de transport, est hostile à la gratuité du transport public, qui présente + d'inconvénients que d'avantages".

Il convient de baisser les tarifs pratiqués qui demeurent trop élevés en dépit des formules d'abonnements proposées.

4) Une concertation insuffisante sur le choix des tracés de ligne bus.

Au moment où la réflexion est lancée à propos du futur tracé des lignes de bus suite à la mise en place de la ligne de tramway, la concertation la plus large doit être la règle. Cela ne semble pas le cas, si on se réfère à la modification de la ligne 3 qui si elle part toujours de l'arrêt Pierre Chevallier, emprunte désormais le Faubourg Saint-Jean pour rejoindre la station Moulin de l'hôpital au lieu de longer les quais comme auparavant. Faut-il préciser que cette décision a été prise unilatéralement par la Communauté d'Agglomération Orléans-Val de Loire sans consulter l'Adaqoo, association qui défends les intérêts des habitants de l'Ouest d'Orléans ? 



Conférence Avenir des Transports Publics - 3
envoyé par AgglO_OVL. - L'info video en direct.

Le début de la présentation de Charles-Eric Lemaignen sonne comme un terrible aveu lorsqu'il affirme qu'il faut "refuser la guerre écologique", c'est--à-dire, laisser à la voiture toute sa place en ville. Naturellement, dans ces conditions, on voit mal comment l'affirmation contenue dans le PCET d'Orléans visant à favoriser les transports doux pourrait prendre tout son sens...

samedi 1 janvier 2011

BONNE ANNEE 2011 ET QUELQUES DATES A RETENIR.


Cette année 2011, l'Europe, l'écologie et Orléans seront encore au rendez-vous sur ce blog et dans les faits. En effet, je vous invite à suivre à un cycle de conférences où je traiterai du thème : " Quelle Europe écologique en 2020 ? ". 6 conférences seront organisées du 11 février 2011 au 24 juin 2011, sous l'égide de l'association Euroterritoires spécialisée dans le domaine des formations sur l'Europe.

1. La première qui se tiendra à Orléans, à la salle de la Madeleine, (aucune difficulté pour y parvenir, il vous suffira de suivre les rails de la seconde ligne de tramway qui commencent à apparaître le long du faubourg), à 20 h 30, le vendredi 11 février 2011, portera sur la politique générale de l'Union européenne en matière de lutte contre le changement climatique après le Sommet de Cancun sur le climat qui s'est tenu du 29 décembre au 10 décembre 2010.  Frais de participation : 10 euros.

2.  Dans les mêmes conditions, vous pouvez consuter le calendrier des 5 autres conférences qui se tiendront le vendredi, à 20 heures 30, à Orléans , salle de polyvalente de la Madeleine, 103 rue du Faubourg Madeleine.

18 mars 2011 : Quelle politique européenne des transports ?

8 avril 2011 : Quelle politique européenne de l'énergie ?

13 mai 2011 : Quelle politique européenne en matière de logement ?

3 juin 2011 : Le système d'échange des quotas : quelle efficacité ?

24 juin 2011 : Le piégeage et le stockage souterrain du carbone.

Un résumé de mon intervention sera remis à chaque participant(e), et un diaporama sera adressé à celles et ceux qui en feront la demande.

Au  plaisir de vous y rencontrer.






















samedi 18 décembre 2010

QUAND LE TRAMWAY SE FAIT ATTENDRE

Dans la République du Centre du 17 décembre 2010 on pouvait lire ; "Dans le cadre d'un mouvement de grève régional annoncé jeudi, et reconductible, des adaptations en matière de trafic TER sont à prévoir pour cette journée de vendredi. Le service de navettes entre Les Aubrais et Orléans n'est ainsi pas assuré. Munis de leur billet SNCF valide et composté, les voyageurs auront la possibilité d'emprunter gratuitement le tramway pour rejoindre les gares."

Ce jeudi 17 décembre, je rentre de Paris par le train de 16 h 48 qui arrive à 16 h 47 en gare des Aubrais. Quelques minutes plus tôt, le contrôleur a annoncé qu'en raison d'un mouvement social les navettes pour la garde d'Orléans ne circuleront pas et qu'il est conseillé de prendre le tramway. Aussitôt, le train à l'arrêt chacun se précipite vers la station. Arrivé peu après, je constate qu'il est inutile d'entrer dans la rame qui est déjà au complet, ressemblant au métro parisien où chacun a le nez sur la vitre. 

En parvenant y parvenant j'ai vu que comme le précédent, le tramway arriverait en station 3 minutes plus tard. Tout va bien. Les minutes s'égrènent et puis à la fin des trois minutes deux traits côte à côte indiquent que le tramway va arriver. Las, rien ne se passe. Le prochain est annoncé 12 minutes plus tard. Il bruine et il fait froid et les minutes s'égrènent, tandis qu'en face 4 trams s'arrêtent. Au total quand je monte dans la rame, environ 20 minutes se sont écoulées, et celle-ci est déjà remplie de voyageurs, de sorte que le trajet s'effectuera coincé entre la portière de la rame et un landau. 

Ce n'est pas la première fois que les horaires du tramway ne sont pas respectés.

Cette situation appelle de ma part 3 remarques.

1)  Une information déficiente.

A aucun moment un quelconque message de la part de la Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire n'a été communiquée à tous à partir du panneau lumineux en station. Rien quant à l'annulation du passage du tramway et aucun mot d'excuse. Il reste à savoir si l'Agglo a prévenu les usagers en temps direct, soit par sms, soit par courriel (et non par email comme indiqué sur le site de la SETAO : http://www.reseau-tao.fr/)

2) L'absence d'intermodalité.

Rien n'indique que les horaires du tramway de la ligne A prenne en compte les horaires des trains à la gare d'Orléans-les Aubrais ou à la gare d'Orléans. Et pourtant garantir une correspondance avec le tramway pour au moins les principales lignes comme Paris-Orléans ou Tours-Orléans serait un minimum.

3) Le développement durable est un tout.

Il ne suffit pas de faire rouler un tramway sur des rails pour disposer d'un moyen de transport écologique. Le développent durable est un tout. Encore faut-il que la ponctualité soit assurée ou à défaut que des excuses soient présentées voire les usagers indemnisés sur des bases contractuelles. Encore est-il nécessaire que le prix acquitté par les usagers soit abordable et que la gratuité soit prévue pour les catégories d'usagers les plus vulnérables. Il n' y a pas de développement durable si les agents de la SETAO ne disposent pas de conditions de travail satisfaisante (le critère social). 

Un mot de conclusion.

Sur le site de la SETAO on peut lire : " Bus / Tram A : un réseau performant " (http://www.agglo-orleans.fr/deplacements-urbains/bus-tram-9.html). Outre la modestie de pareille affirmation, cherchez l'erreur !
A quand un tramway nommé désir ?