lundi 10 mars 2014

FAIRE EMERGER LA SOCIETE CIVILE ENGAGEE

Les affaires se succèdent les unes après les autres comme une litanie sans fin qui a pour nom : Dominique Strauss Kahn, Jérôme Cahuzac, Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy, Patrick Balkany, Patrick Buisson… et constituent la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nos concitoyens critiquent ses élus, au regard du cumul des mandats, du train de vie de certains, des promesses non tenues, mais surtout ils leur reproche leur incapacité à résoudre les problèmes de la société française : chômage, compétitivité, inégalités sociales, changement climatique…

Ils ne sont pas loin de penser que la politique est une chose trop sérieuse pour être confiée exclusivement aux hommes et femmes politiques. Car loin d’être une profession qui implique un savoir faire, la politique est d’abord un engagement au service de ses concitoyens pour servir l’intérêt général.

On voit bien que les clivages politiques traditionnelles, Gauche/Droite s’estompent et que nombreux sont ceux qui d’une part, d’un scrutin à l’autre, modifient leur vote formant un électorat flottant grandissant et qui d’autre part, cherchent à faire émerger des idées qui rassemblent les hommes de bonne volonté autour d’un projet commun.

C’est bien le sens du dernier livre que vient de faire paraître Hubert Védrine intitulé « la France au défi » publié chez Fayard (1) et qui interviewé par Arlette Chabot sur Europe 1, le 8 mars 2014, dans l’émission « C’est arrivé cette semaine » (2) et sur France-Culture, le 10 mars 2014 (3), expliquait qu’il serait souhaitable que sur des thèmes précis des femmes et hommes de Gauche et de Droite travaillent ensemble. Il déclarait à propos des réformes indispensables, essentielles, urgentes, à mettre en œuvre, qu’une prise de conscience peut s’opérer en regardant les chiffres de l’économie française. Il affirme qu’une majorité dans l’opinion est disponible pour avancer et de proposer une « coalition pour la réforme ». Il s’agit de se mettre d’accord sur quelques réformes clés comme on l’a fait sur la politique d’aménagement du territoire ou la politique familiale. Et d’appeler l’Opposition à voter ces grandes réformes majeures pour éviter ce stop and go qui veut qu’une majorité défasse cinq ans après ce qu’a fait la précédente.

Si au niveau national, le changement de mentalités peut prendre du temps, le déclic  ne s’opérant qu’en cas de nécessité impérieuse comme le redressement de la France en 1958, avec le retour du Général de Gaulle au pouvoir, c’est à l’échelon local que ce travail peut commencer le plus facilement. Ainsi, lors de l’élection municipale à Orléans, les 23 et 30 mars 2014, la liste « indépendante et plurielle » dénommée «Orléans pour tous » conduite par Tahar Ben Chaabane incarne cette volonté de transcender ces clivages politiques traditionnels en faisant appel aux personnes de la société civile très majoritairement (51 colistiers non encartés sur 55 membres) .Ce rassemblement des femmes et des hommes capables de représenter la diversité, l’engagement et le changement au service de tous les Orléanais, c’est la nouveauté politique dans cette campagne électorale s’agissant d’Orléans, ville de plus de 100 000 habitants.




Ce n’est qu’un début qui, au-delà de l’aventure humaine que cela représente, comme le rappelait Tahar Ben Chaabane à Radio campus (4), le 7 mars, dans l’émission « à bâtons rompus », c’est l’occasion de voir la ville d’Orléans en liaison avec la transition écologique et numérique du XXIème siècle.

Et si 2014 était l’année zéro de la métropole intelligente comme l’annonce Fabrice Van Borren, dans un article sur le site scoop.it (5) ?. L’auteur écrit : « La ville intelligente est une chance de redonner confiance à tous et de prouver qu’il existe un autre chemin que celui du chômage, du repli sur soi, de la ghéttoïsation et de la peur de l’Autre. », propos auxquels je souscris parce que notre société doit imaginer son futur en faisant apparaître de nouveaux métiers dans la confiance et l’innovation. La ville intelligente n’émergera que si l’éducation des plus jeunes en matière informatique est au rendez-vous pour faire que les talents de demain soient au rendez-vous. C’est la raison pour laquelle, essentiel est la fonction d’adjoint chargé du développement durable qui devra veiller à ce que cette politique se diffuse dans toutes les actions de la ville d’Orléans.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore bien Tahar Ben Chaabane, il explique ses choix politiques et se définit comme « un centriste indépendant » et son parcours qui l’a conduit à créer sa liste, lors de son entretien sur RCF Orléans (6) et dévoile ses premières propositions sur le thème de l’emploi des jeunes. A écouter…






dimanche 23 février 2014

ORLEANS. MUNICIPALES. J'AI FAIT LE CHOIX DE SOUTENIR LA LISTE "INDEPENDANTE ET PLURIELLE" CONDUITE PAR TAHAR BEN CHAABANE

Dans la perspective de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014, j'ai décidé d'apporter mon soutien à la liste "indépendante et plurielle" conduite par Tahar Ben Chaabane, Conseiller municipal. 

On connaît mon attachement à l'Ecologie qui structure mon engagement politique. Dans ce domaine Orléans dispose de nombreux atouts à valoriser. C'est précisément, parce que je crois avoir compris que l'écologie serait au centre des idées défendues par Tahar Ben Chaabane et ses ami(e)s, tout comme la révolution numérique qui se prépare, que j'ai considéré que ces deux problématiques majeures méritaient d'être approuvées. 

Cela traduit une vision de l'avenir empreinte de modernité, de solidarité et qui dépasse les frontières communément établies. Notre société, j'en suis convaincu, a besoin de se rassembler sur des objectifs communs, car les défis de demain nous attendent et impliquent un engagement du plus grand nombre d'entre nous. Si nous agissions différemment ,cela nous serait reproché par les générations à venir, vis à vis desquelles nous sommes responsables. 

En tant que conseiller municipal, j'ai eu l'occasion d'apprécier la pertinence des interventions de Tahar Ben Chaabane qui s'est révélé, au fil des séances, défendre une stratégie et prendre une dimension politique qui imposent respect et considération.   








dimanche 16 février 2014

SNCF. TRANSPORTS DE VOYAGEURS : OUVERTURE A LA CONCURRENCE EN 2023

Cela devait être 2019. Cela sera, sans doute en 2023 que la SNCF, comme tous les opérateurs de l'UE devra achever d'abandonner son monopole et accepter que le transport de voyageurs s'inscrive dans le cadre d'une concurrence européenne. En effet, le Parlement européen propose une ouverture complète des marchés intérieurs de transport de passagers en 2023 et non pas en 2019 comme prévu initialement par la Commission européenne dans ses propositions de quatrième paquet ferroviaire.

L'ouverture des marchés devrait concerner les réseaux nationaux en accès direct et les réseaux régionaux avec, en théorie, des systèmes d'appels d'offres mais aussi des attributions directes. 


Actuellement, tous les opérateurs français opèrent dans plusieurs pays européens et que l'inverse n'existe pas. Mais, la proposition de la Commission européenne concernant le 4ème paquet ferroviaire, comporte une clause de réciprocité. Alors que le marché français reste fermé à la concurrence, certains pays comme l'Italie, qui ont ouvert leur marché, exigent une réciprocité, avec les pays aujourd'hui fermés mais dont les opérateurs ne se gênent pas de se développer de l'autre côté des Alpes. C'est le cas de la France et de la SNCF, actionnaire de NTV. C'est une habitude en France concernant la libéralisation des services publics d'être très offensif sur les marchés européens et mondiaux (ex EDF) et de fermer ou d'ouvrir à reculons et difficilement son marché intérieur. Dans ces conditions, la concurrence cela a du bon !

Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, s'est confondu en multiples déclaration pour faire savoir que l'ouverture à la concurrence était son obsession. Il reste que la France depuis plusieurs années même une stratégie de retardement de l'ouverture à la concurrence, craignant de perdre des parts de marché à l'égard du concurrent allemand et italien plus agressifs commercialement et qui proposent plus de service et même une meilleure ponctualité des trains. Il est à parier qu'un jour de 2023, les Français voudront comparer et essayer ces nouvelles offres pour se faire une idée par eux-même. Et si la SNCF vivait ces dernières bonnes années à l'abri de la concurrence ?

L'histoire montre que depuis l'ouverture du marché du fret en 2006, les nouveaux entrants ont raflé près de 30% du marché français, dont 20% pour Euro Cargo Rail, une filiale de la Deutsche Bahn. Quant à la filiale fret de la SNCF on ne compte plus les déficits et les plans de restructurations au delà du sempiternel discours sur la diminution du transport par route qui ne s'est jamais aussi bien porté ....



lundi 10 février 2014

LES 7 FEMMES QUI COMPTENT POUR DESSINER L'AVENIR DE L'UNION EUROPEENNE

La féminisation des élites sur le plan national est une réalité depuis longtemps. Sur la scène de l'Union européenne le phénomène est plus récent. Sept portraits.

1. Angela Merkel. 



Réélue, pour un troisième mandat consécutif, le 18 septembre 2013, la chancelière de l'Allemagne, Mme Angela Merkel a formé son gouvernement de coalition avec le SPD mi décembre. 6 ministres SPD font leur entrée dans ce gouvernement de grande coalition.

Aux côtés de Sigmar Gabriel, le Président du SPD et Vice-Chancelier, qui a obtenu le Ministère des finances, à ses côtés, Andrea Nahles, elle aussi sociale-démocrate gèrera à elle seule la moitié du budget allemand au ministère des Affaires sociales tandis que Frank Walter Steinmeier déjà ministre des Affaires étrangères du temps de la première grande coalition retrouvera son portefeuille de 2005-2009.
 

La vraie nouveauté dans le rang conservateur est le passage d'Ursula Von der Leyen, une proche d'Angela Merkel, du ministère du Travail à la Défense. Ce sera la première fois qu'une femme dirigera l'armée allemande.

2. Christine Lagarde  

 

La Directrice Générale du FMI qui a succédé à Dominique Srauss-Kahn, le 6 juillet 2011, s'est invitée dans le débat européen, car le Fonds Monétaire International fait partie de la troïka composée, en plus, de la Commission européenne et de la Banque Centrale Européenne, qui a pour mission de s'assurer régulièrement que les pays placés sous programme d'aide financière remplissent les conditions exigées en échange de l'aide financière reçue. Le chef de mission de la Commission est l'Allemand Matthias Mors. Un autre Allemand, Klaus Masuch, est à la tête de celle de la BCE, tandis que la délégation du FMI est emmenée par le Danois Poul Thomsen.

A ce jour, la Troïka est très critiquée par les Grecs, ce d'autant que dans les négociations sur la restructuration de la dette grecque, le FMI s'est avéré être le créancier le plus exigeant des 3 membres qui la composent. De plus, Olivier Blanchard, l'économiste en chef du FMI, en juin 20123, a admis des "erreurs notables" dans le premier plan de sauvetage de la Grèce il y a trois ans. "Bien sûr, il aurait fallu être prêt à renégocierla dette au départ, à donner un peu plus d'air à la Grèce de manière à ce qu'elle puisse s'en sortir plus facilement, mais dans le contexte européen de l'époque, les conditions n'étaient pas prêtes",

Le Parlement européen a procédé à l'examen du rôle et du bilan de la Troïka, le 16 janvier  2014. La commission des affaires économiques et monétaires a poursuivi son enquête sur le rôle de la Troïka dans les pays renfloués tout au long de la semaine. Des audiences ont eu lieu avec le Commissaire Olli Rehn, l’ancien président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES) Klaus Regling

Il est très critique à l'égard de ce triumvirat auquel il est reproché de ne pas rendre compte de ces décisions, malgré l'urgence qui commandait d'agir vite en 2010 pour éviter que la Grèce ne sorte de la zone euro. La troïka est régulièrement accusée d'avoir aggravé la crise en demandant à la fois des réductions budgétaires et des baisses de salaires dans les pays sous programme d'aide. Plusieurs de ses représentants ont reconnu devant le Parlement des erreurs dans les prévisions économiques et des tiraillements provoqués par les "différentes philosophies" des trois institutions qui la composent.  

D'après les estimations de la troïka, la Grèce est exposée à une insuffisance financière de 10,9 milliards d'euros d'ici à 2015, dont 4,4 milliards en 2014. A l'approche d'un prochain audit fiscal en vue de nouveaux emprunts, le président grec Karolos Papoulias déclarait aux créanciers de l'UE et du FMI : "Aujourd'hui, les Grecs ont donné leur sang et tout ce qu'ils avaient pour surmonter la crise, et cela doit être respecté par l'Europe. Le peuple grec ne peut rien donner de plus". 
 La Chancelière allemande, Mme Angela Merkel, qui ne veut pas que Jean-Claude Juncker, ancien Premier Ministre Luxembourgeois, et ancien Président de l'Eurogroupe devienne Président de la Commission européenne a imaginé qu'elle pourrait succéder à Herman Von Rompuy, pour devenir Présidente du Conseil européen pour un mandat de 2 ans et demi et que Christine Largarde, pourrait exercer la fonction de Présidente de la Commission européenne en succèdant à José Manuel Durao Barosso. Scénario-fiction ? Ou qui pourrait prendre chair vu que Mme Christine Largarde donne souvent son avis sur la situation économique de l'UE et de la zone euro. La suite des évènements le dira... 

3. Danièle Nouy.




La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de proposer la nomination de la Française Danièle Nouy à la tête de la supervision bancaire unique européenne (SSM)..Mme Nouy, 63 ans, prendra ses fonctions le 1er janvier 2014 pour une durée de cinq ans. C'est une experte chevronnée de la régulation bancaire, à laquelle elle a consacré toute sa carrière après avoir débuté à la Banque de France. Elle a notamment représenté la France au comité de Bâle pour la supervision bancaire pendant près de dix ans et assuré la présidence de l'Union bancaire européenne.

4.  Sabine Lautenschäger.
 


 Sabine Lautenschläger est juriste de formation, spécialiste de la supervision bancaire.


Dès lundi 27 janvier, une femme va faire son entrée au directoire de la Banque centrale européenne (BCE). L'Allemande Sabine Lautenschläger, 49 ans, jusqu'ici vice-présidente de la Bundesbank, va succéder à son compatriote Jörg Asmussen. Après consultation du Parlement européen et du conseil des gouverneurs de la BCE, le Conseil européen a donné son aval le 21 janvier à cette candidature. Contre toute attente, celui-ci avait décidé, en décembre 2013, de quitter Francfort pour devenir secrétaire d'Etat au ministère du travail dans le nouveau gouvernement Merkel.

5. Isabelle Vaillant

Isabelle Vaillant est détachée de la Banque de France auprès de l’Autorité bancaire européenne depuis fin 2011, et se retrouve donc au cœur des enjeux des réformes liées à la réglementation et à la surveillance des marchés financiers européens. Auparavant, cette diplômée de Sciences Po, également titulaire d’un Master en économie et économétrie à l’Université Paris X – Nanterre, était inspecteur principal pour les examens in situ à l’Autorité des marchés financiers (AMF), après avoir occupé plusieurs postes clés à la Banque de France : Directrice adjointe des Relations européennes et internationales (2007-2010), Chef du département Contrôle des grandes institutions internationales de crédit (2005-2006), Chef du département Régulation internationale (2001-2005), Chef de la division Régulation européenne (1996-2005), etc.


6. Laimdota Straujuma


 


A la suite de l'effondrement du toit d'un supermarché qui a coûté la vie à 54 personnes à Rigae fin 2013, l'ancien Premier ministre Valdis Dombrovskis, en place depuis le 26 février 2009, a choisi de démissionner le 27 novembre 2013. Le chef de l'Etat a chargé Laimdota Straujuma, 62 ans, de former un nouveau gouvernement de coalition. Une fois confirmée, Mme Straujuma deviendra ainsi la première femme chef du gouvernement de la Lettonie.

7. Dominique Reniche

 Dominique Reiniche, née le 13 juillet 1955 à Lyon; est une femme d'affaires française. Depuis janvier 2013, elle est Présidente Europe de The Coca Cola Company. Elle est également administratrice au Conseil d’Administration d’Axa et membre du Comité de Surveillance de PSA Peugeot-Citroën. 

 

dimanche 9 février 2014

ELECTION DU PARLEMENT EUROPEEN : LA SUISSE DONNE DES ARGUMENTS AUX SOUVERINISTES DE L'UE

Ce dimanche 9 février 2014,; les  Suisses ont dit "oui" à 50,3%, par référendum, à une limitation de l'immigration, notamment européenne. Le référendum a obtenu la double majorité requise, soit la majorité des cantons et la majorité des électeurs.


 Une femme passe à côté d'une affiche affirmant " Oui à l'arrêt de l'immigration", le 20 janvier 2014 à Bâle

2 remarques

1) Des travailleurs qualifiés qui pourraient manquer à l'économie suisse.

Ils sont 70 000 étrangers en moyenne à arriver chaque année, et représentent désormais 23 % de la population totale, qui compte 8 millions d’habitants. D’après une enquête de l’OCDE, 69 % des ressortissants de l’UE travaillant sur son sol sont des spécialistes hautement qualifiés. Le gouvernement indique qu’ils participent pleinement à la croissance du pays. Mais à côté, un quart des immigrés seraient issus du tiers-monde, un chiffre en constante augmentation.

Au Parlement européen, Hannes Swolboda, leader du groupe socialiste, a évoqué « le recul inquiétant » induit par le résultat de dimanche. « La Suisse tourne le dos à l'un des éléments les plus importants de sa relation avec l'UE ». « L'immigration n'est pas une menace mais un atout appréciable pour le développement économique et social de tout Etat moderne." 

Le texte proposé ce dimanche prévoit donc des quotas d'immigration définis en fonction des besoins économiques. Une idée qui séduit bon nombre de Suisses. "Il y a trop d'étrangers"

La Suisse étant liée à l'Union européenne par des accords bilatéraux qui comportent un volet libre circulation des personnes, et, ce depuis 2002, la mise en place de quotas et de mesures de contrôle de l'immigration des mesures de rétorsions économiques pourraient être mises en place par l’Europe en cas de violation du traité. Bruxelles a d'ores et déjà indiqué que si la Suisse mettait fin à l'accord de libre circulation, tous les autres accords liant Berne à l'UE seraient dénoncés ipso facto. Certains parlent déjà de « chaos » si le projet est accepté, car beaucoup de ressortissants européens pourraient perdre leur travail. 

Ces travailleurs européens qualifiés (Italiens, Allemands, Portugais, Espagnols, Français) pourraient venir à manquer si le Gouvernement fédéral prend des mesures pour obtenir une baisse des chiffres de l'immigration pour satisfaire le nationalisme de la puissante l'UDC (Union Démocratique du Centre) que l'on peut qualifier de Droite populiste.



 

2) Une victoire que comptent bien exploiter les souverainistes de l'UE dans le cadre de la campagne électorale des 22-25 mai 2014 pour élire les représentants de l'Union européenne. 

Sans le vouloir, les électeurs Suisses ont donné un sérieux coup de main aux thèses des partis souverainistes de l'Union européenne à 28 qui cherchent à s'organiser pour former un groupe politique au Parlement européen à condition de réunir 25 membres issus de 7 Etats-membres au moins. 

Marine Le Pen saura exploiter cette situation politique pour dénoncer le poids des étrangers alors même que les études montrent qu'ils apportent plus à la collectivité qu'ils ne coûtent. 
La haine de l'autre, la fermeture ou l'entrebâillement des frontières constituent un réflexe bien humain en période de crise économique grave quant les solidarités traditionnelles tendent à s'effacer au profit d'un individualisme à l'américaine érigé en modèle de réussite sociale.

Au contraire, il faut une volonté farouche donnée par l'éducation la morale ou la religion pour lutter contre nos instincts ataviques qui font de celui qui nous dérange un facile bouc-émissaire.

Les raisonnements simplistes l'emportent sur les arguments étayés, les chiffres vérifiés, les documents incontestables. A ceux qui sont attachés à nos libertés chéries, y compris, celle de circuler librement dans l'Union européenne de la défendre parce que lorsque les frontières se referment ce n'est jamais bon pour la démocratie.




jeudi 23 janvier 2014

L'IMPOSSIBLE RETOUR AU POUVOIR DE NICOLAS SARKOZY

Bernadette Chirac a vendu la mêche, alors qu'elle n'était pas habilitée à parler en son nom. Elle l'affirme :"Plus tard, je pense que Nicolas Sarkozy reviendra".  et il s'y prépare. Mais, il ne faut pas le dire, car il est encore trop tôt. 

Ce n'est un secret pour personne, car depuis plusieurs mois, Nicolas Sarkozy fait connaître ses envies de retour dans le jeu politique en chargeant ses proches de glisser des confidences dans les médias. 


C'est une manière de créer une attente, mais il est douteux que ce plan de communication qui ne dit pas son nom produise l'effet attendu. Susciter une envie dans l'opinion en faveur de l'ancien Chef de l'Etat afin qu'il redevienne Président de la République.

6 raisons majeures s'y opposent. 



Bernadette Chirac souhaite que Nicolas Sarkozy... par ITELE

1) Populaire à l'UMP, mais pas auprès des Français. 

Un sondage BVA réalisé pour Le Parisien, le 11 octobre 2013 révèle que 70% des sympathisants contre 28% de l'UMP qui pensent que Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat en 2017. 


54% des Français déclare ne pas regretter Nicolas Sarkozy comme Président de la République, selon un sondage L'opinion en direct de l'institut CSA pour BFMTV ce publié le 10 octobre 2013. 40% des sondés expriment au contraire leur regret et 6% ne se prononcent pas. A la même question posée en octobre 2012, 55% des Français disaient ne pas regretter Nicolas Sarkozy comme chef d'Etat. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sondage-nicolas-sarkozy-ne-manque-pas-a-54-des-francais_1289611.html#TsQS6E8Az8vixZdf.99


Cette prééminence de l'ancien Chef de l'Etat s'explique pour deux raisons : 18 mois après son échec à l'élection présidentielle de mai 2012, le bilan de sa présidence n'a pas été analysé sérieusement et il profite de la faiblesse de ses challengers : Jean-François Copé et François Fillon. 

2) Des affaires judiciaires en cours.. 

Si le non-lieu prononcé par le juge dans l'affaire Liliane Bettencourt a été un soulagement par l'ancien Chef d'Etat après avoir été mis en examen par le juge Gentil, Nicolas Sarkozy doit encore répondre aux juges dans plusieurs affaires comme le volet financier de l'affaire Karachi, , le modalités de financement de sa campagne électorale de 2007 et le rôle joué par la Libye,  la question de la régularité des contrats conclus sans appels d'offres entre l'Elysée et 9 instituts de sondages, et enfin, l'affaire Lagarde/Tapie. Une condamnation dans l'une de ses affaires serait un handicap pour revenir dans la course à la présidentielle de 2017. 

3) Le tournant de la politique de François Hollande coupe l'herbe sous les pieds de la Droite.

Politiquement, le retour de Nicolas Sarkozy pour prospérer devait se baser sur l'échec de la politique économique de François Hollande. C'était peut-être vrai en partie, jusqu'au 14 janvier 2014 date de la conférence de presse du Chef de l'Etat où il se déclare social-démocrate et décide d'accélererla politique menée en faveur des entreprises se ralliant à la politique de l'offre pour améliorer l'appareil productif français et favoriser des embauches nouvelles grâce à la baisse des charges qui pèsent sur les salaires versés par les entreprises. 

4) Un rejet de sa personnalité. 


La défaite de Nicolas Sarkozy s'explique en partie par le rejet de sa personnalité comme le montre une courbe de popularité qui n'a pas variée même durant la campagne électorale et est restée très basse. Cela tient au fait que sa personnalité est clivante comme ses choix idéologiques et la désignation "des bons et des méchants" dans une vision moralisatrice et manichéenne de la société. Il faudrait que Nicolas ait profondément changé pour être capable de rassembler au delà de son camp politique. Pour cela l'épreuve doit avoir marqué en profondeur l'homme. Il est à craindre, qu'en l'occurrence, il ne s'agisse que d'une blessure superficielle d'amour-propre avant tout.

5) Une sélection par des primaires.

A supposer que Nicolas Sarlozy se déclare, il devrait respecter la procédure fixée par l'UMP qui prévoit l'organisation de primaires en 2016. Sa victoire serait-elle acquise pour autant ?Jean-François Copé, François Fillon et d'autres candidats ne sont sans doute pas prêts à jouer un rôle de figurant et seraient enclin à défendre très sérieusement leurs chances, surtout si les primaires sont télévisées pour prendre à témoins les Français et les électeurs à jour de leur adhésion à l'UMP. . 

6) Sour la Vème République aucun Chef d'Etat n'est revenu au pouvoir après une défaite.

Il n'existe pas d'antécédents en la matière. Si Valéry Giscard d'Estaing a longtemps caressé le rêve de revenir au pouvoir en se présentant au suffrage universel devenant conseiller général, Président du Conseil Régional d'Auvergne et député, il ne franchira jamais la dernière marche.. 

On pourrait citer le retour du Généra de Gaulle au pouvoir en mari 1958 après 12 ans de traversée du désert, reclus à Colombey les-deux Eglises, écrivant ses mémoires. Mais, il fut rappellé pour mettre fin à la guerre d'Algérie, comme un César à Rome pour un mandat temporaire. Certains pensaient bien s'en débarrasser après qu'il ait achevé sa tâche qui devait le conduire à accorder l'indépendance à l'Algérie par les Accords d'Evian du 19 mars 1962. 

Ces circonstances exceptionnelles sont absentes en 2014 pour pouivoir apparaître comme un sauveur auquel le peuple français ferait à nouveau confiance. 




vendredi 3 janvier 2014

1er SEMESTRE 2014. LA GRECE PRESIDE LE CONSEIL EUROPEEN : UNE PRESIDENCE MODESTE ET TRES ATTENDUE


La grèce prend la tête de l'union européenne. par euronews-fr

A compter du 1er janvier 2014, la Grèce assure la présidence du Conseil européen et des 9 formations du Conseil (des Ministres) et elle sera suivie par l'Italie au second semestre 2014. La liste des présidences étant établie jusqu'au 1er semestre 2020 où la Finlande assumera ce rôle. La liste des présidences tournantes : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/oj/2007/l_001/l_00120070104fr00110012.pdf#page=2

1) Une présidence au budget modeste. 

La logistique de cette présidence se veut d'ailleurs un modèle de bonne gestion. Avec un budget de 50 millions d'euros, une somme inférieure aux budgets des autres présidences, elle se veut particulièrement économe. Quatorze réunions ministérielles et 120 réunions secondaires seront organisées, toutes à Athènes. Finie, l'époque des réunions sur les îles, aux quatre coins du pays. 

Par comparaison, au second semestre 2008, le coût de la présidence française s'était élevée à 151 millions d'€ soit à un coût trois fois supérieur à celui de le présidence grecque et à 171 millions d'€ si on y ajoute 20 millions correspondant aux dépenses de sécurité ainsi qu'aux contributions des collectivités locales et des mécènes.  
 
2) Les objectifs de la présidence grecque.

Le site officiel de la présidence grecque répond à cette question : http://www.gr2014.eu/ (en anglais uniquement). 


http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/01/kyriakos-mitsotakis-les-citoyens-doivent-r%C3%A9ellement-payer-leurs-imp%C3%B4ts-et-l%C3%A9tat-leur-fournir-de-vrai.html

Les quatre priorités de la présidence grecque de l'Union sont : l'emploi des jeunes -, finalisation de l'Union bancaire - l'harmonisation d'une politique européenne sur l'immigration et le développement de la politique maritime, question examinée lors du dernier Conseil européen des 19-20 décembre 2013. Il appartiendra à la présidence grecque de dégager des compromis sur ces 4 thèmes, ce dont elle est capable, désireuse d'engranger des succès diplomatiques européens pour modifier son image de marque dans l'opinion publique. 

3) Vers une reprise de l'économie grecque

Lors de la conférence de presse du 20 décembre 2013, le Premier Ministre grec Antonis Samaras a fait savoir que la présidence de la Grèce coïnciderait avec la reprise économique de son pays, après 6 ans de récession et que la sortie de la crise de la Grèce serait également une bonne chose pour l'Union européenne dans son ensemble. La timide reprise économique qui se base sur un éxcédent primaire - hors poids de la dette publique - ne suffira pas à faire émerger un pays plus solidaire entre ses membres, mais politiquement l'effet d'affichage est opportun au moment où la Grèce va exercer ses responsabilités européennes. 

http://gr2014.eu/news/press-releases/prime-minister-antonis-samaras-press-conference-after-european-council

Quelques chiffres éloquents. 

Jamais, sans doute, un pays membre de l'Union n'a subi une pareille crise économique depuis 2008 ce qui a conduit le PIB grec à diminuer de 23 % en 6 ans  et le chômage a explosé, pour culminer à 27% et notamment chez les jeunes où il dépasse les 50 %. Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon décrit les mesures contenues dans les 8 plans d'austérité qui se sont succédés de 2010 à 2011 :http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/lechec-de-la-rigueur-les-8-plans-dausterite-grecs/  

Le budget national de la santé a été réduit de 40% et 35000 médecins et autres agents de santé ont perdu leur emploi. La mortalité infantile est en recrudescence de 40% et d'anciennes maladies refont leur apparition comme le retour de la malaria suite à la réduction des programmes de pulvérisation des moustiques en Grèce du sud, maladie éradiquée depuis les années 70. 

La dette publique a atteint 322 milliards d’euros fin 2013, soit 176 % du PIB (produit intérieur brut). L'objectif est de la ramener à 120% en 2020 soit d'ici 7 ans ce qui paraît un objectif difficile à tenir. 

 la Grèce a déjà obtenu une aide de 240 milliards d’euros soit une fois et demie son PIB et un effacement partiel de la dette privée de 100 milliards d’euros

La Grèce n’a encaissé que 1,8 milliard d’euros en 2011 et n’a réalisé que 1,6 milliard d’euros de privatisations en 2013, alors que le gouvernement projetait d’encaisser 19 milliards d’euros en 2010.
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Dans son 'interview au quotidien Libération, le 2 janvier 2014, de Kyriakos Mitsotakis, le ministre chargé de la réforme administrative et de l’e-gouvernement depuis juin 2013 déclare que "les citoyens doivent réellement payer leurs impôts et l’État leur fournir de vrais services publics". http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/01/kyriakos-mitsotakis-les-citoyens-doivent-r%C3%A9ellement-payer-leurs-imp%C3%B4ts-et-l%C3%A9tat-leur-fournir-de-vrai.html 

Et le ministre de reconnaître :  " Il est vrai que le clientélisme existe toujours en partie au sein de l’État grec car ce système fonctionne depuis des décennies. Il a été mis en place par les partis politiques, toutes tendances confondues, qui ont utilisé l’Etat comme un instrument leur permettant de rester au pouvoir, en distribuant des emplois à leur clientèle, et non pas de rendre des services aux citoyens."

Et de conclure sans utiliser la langue de bois : "Maintenant on est au stade de l’adaptation à une nouvelle réalité. Si les Grecs sont mécontents aujourd’hui, c’est surtout parce qu’ils doutent de la réelle volonté de changer cet État. Ils n’ont pas vraiment tort puisque peu de choses ont été faites depuis 2010"

Conclusion. 

La Gréce a été a d'abord été victime d'elle-même en visant au dessus de ses moyens et dans les mensonsges à répétition dont le mensonge statistique qui l'a conduite à manipuler ses comptes publics présentés à la Commission européenne en 2001

Elle a également été vicitme de l'Allemagne d'Angela Merkel qui a tergiversé pendant plusieurs longs mois avant de se décider à aider massivement la Grèce en perdition en comprenant que la sortie de la Grèce de l'Euro aurait été un échec politique pour toute la zone euro et aurait créé une jurisprudence (les conditions de sortie de la zone euro ne sont pas prévues par les textes européens) qui aurait été un signal pour tout autre pays candidat à la sortie de l'eurozone. Elle a aussi été victime du FMI de Mme Lagarde qui de Washington s'est avéré être le créancier le plus exigeant à l'égard de la Grèce et reconnaissant s'être trompé dans ses calculs pour appliquer sa potion amère à la Grèce. 

Ces pages se tournent et une nouvelle génération d'hommes politiques grecs et d'entrepreneurs doit émarger pour faire naître cette nouvelle Grèce attendue par tous les Européens qui n'aura pas comme point fort de son économie uniquement le tourisme et sa flotte.