jeudi 15 mai 2014

ELECTIONS EUROPEENNES: JE VOTERAI POUR LA LISTE CONDUITE PAR SOPHIE AUCONIE

Le 25 mai 2014, je me rendrai dans mon bureau de vote pour désigner contribuer à élire les 5 députés Français de la liste de l'Eurorégion Centre-Limousin-Auvergne. Je voterai en faveur de la liste conduite par Sophie Auconie soutenue par le Modem et l'UDI. 

Mon choix s'explique par les trois raisons suivantes. 

1) Il s'agit d'une élection européenne donc il convient de raisonner au niveau européen. Parmi les 25 listes en présence, Sophie Auconie est la seule candidate à avoir accomplir un premier mandat de députée européenne soutenue à l'époque par l'UMP et l'UDI. Ce n''est le cas d'aucun des autres candidats. En ce qui concerne Brice Hortefeux, leader de la liste UMP, il s'agit d'un cas particulier puisqu'il est devenu députée européen, en cours de mandat, après avoir quitté sa fonction de Ministre de l'Intérieur.

2) En tant que députée européenne sortante, Sophie Auconie présente un bilan conséquent tant en ce qui concerne son assiduité que le travail accompli. Elle décrit son bilan en ces termes : "Avoir inscrit l'Europe dans la proximité ; un rapport sur la simplification des procédures administratives ; un amendement qui porte mon nom sur les fonds européens ; un gros travail sur l'eau, étant la seule Française gouverneure au Conseil mondial de l'eau ; enfin, des rapports sur le sport, étant présidente de l'intergroupe Sports au parlement européen."

3) Sophie Auconie, élue à la mairie de Tours le 23 mars dernier, occupait la deuxième place, ce qui la prédisposait à devenir la première adjointe du nouveau maire, Serge Barbary (UMP), tombeur du Sénateur-Maire, Jean Germain (PS) qui a accompli deux mandats (2001-2014). Or, elle a décidé d'occuper la fonction de conseillère municipale. Ce choix lui permet de se consacrer pleinement à son mandat de députée européenne dont elle connaît bien les exigences tout en gardant un oeil sur les dossiers tourangeaux. 

Elle ne fait pas partie de ces candidats dont l'élection au Parlement européen est une manière de se recaser après un échec au niveau politique national (Nadine Morano (UMP), Vincent Peillon (PS) ou de ceux qui s'en servent comme une tribune sans effectuer le travail attendu en commission (Marine Le Pen, une fois présente en commission parlementaire en 5 ans). Elle est passionnée par la construction européenne et maîtrise bien bien les arcanes du travail parlementaire européen.

Nous avons besoin d'une députée européenne comme Sophie Auconie pour que la France soit correctement représentée à Strasbourg et Bruxelles et soit prise au sérieux par ses homologues européens. Cela fait partie du maintien et du développement de l'influence de la France dans l'Union européenne. Plutôt que de critiquer l'Union européenne votons utilement loin de toute démagogie ferment du populisme et des arguments caricaturaux. 

 

dimanche 11 mai 2014

APPEL DU MOUVEMENT EUROPEEN-FRANCE POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES DE MARS 2014

En tant que Vice-Président du MEF du Loiret, je relaie cet appel du MEF-France afin que chacun soit en mesure de voter le 25 mai prochain, pour élire les 74 députés français, en toute connaissance de cause. 

 

"Le projet européen n'a jamais été aussi développé. Dans la crise, cèdent une à une les préventions des Etats envers une mutualisation de la puissance et naissent une Union bancaire, un système d'assistance entre Etats, un cadre nouveau de disciplines communes partagées.
 Dans le même temps le désamour palpable des citoyens pour l'Europe est à son zénith et tient à deux motifs principaux :
- d’une part, ils ne se sentent pas représentés dans les prises de décision européennes où ils ne perçoivent nul fonctionnement démocratique,
 - d’autre part, le bilan de la gestion européenne de la crise financière et économique leur paraît extrêmement négatif, l'accumulation d'erreurs de politique économique ayant eu des conséquences sociales très graves, la précarité et la grande pauvreté ayant gagné une part considérable de la population, à commencer par la jeunesse.
 L'Europe peut et doit retrouver un chemin partagé par les citoyens. Tel est l’enjeu des prochaines élections européennes.


  • Vers une Europe démocratique
 Le divorce entre un nombre croissant de citoyens et les institutions de l'Union est patent. A l'éloignement s'ajoutent les figures alternatives de la technocratie irresponsable et une perception – souvent erronée – que les institutions européennes et nos partenaires, au premier chef l’Europe du Nord, cherchent à imposer une voie libérale porteuse de chômage et de destruction de nos productions industrielles et agricoles. Restaurer un cadre d'autorité et de légitimité n'est envisageable qu’en retrouvant un consensus des Européens sur la représentativité du système communautaire. Cette acceptation ne peut venir que d'une démocratisation visible du processus politique selon le triptyque institutionnel fondateur : la Commission propose, le Conseil décide et impulse, le Parlement débat, amende et vote.
 En ce sens le délitement de la Commission au profit du Conseil fonctionnant sur une base de plus en plus intergouvernementale est un échec. Produisant des compromis obscurs, insuffisants et rationalisés a posteriori, ce processus ne permet pas d'identifier un acteur qui soit responsable de la décision prise et qui l’explique aux opinions publiques en respectant leurs différences. Il importe donc de défendre encore et toujours la conception d’une Commission resserrée en écartant la règle funeste d’un Commissaire par Etat-membre.
 Le rééquilibrage du système politique au profit du Parlement européen, seul acteur à être visiblement issu du suffrage universel, les représentants des Etats membres ne l’étant qu’indirectement, est aussi un enjeu crucial. Cette évolution ne tient plus au renforcement graduel de ses pouvoirs au fil du temps au travers de la codécision, mais nécessite un saut institutionnel : la Commission qui est la garante de l’intérêt général européen en lien avec le peuple doit être issue du Parlement et non plus du Conseil européen.
 Initié par la plupart des partis politiques européens, ce processus pose au cœur des élections européennes la question de la Commission et du choix de la politique qu'elle doit mener.
 En raison même de son fonctionnement collégial, la Commission devrait être l’émanation directe de la coalition majoritaire au Parlement telle qu'issue des élections européennes, car elle aura à mettre en œuvre le projet que cette coalition va porter pendant cinq ans. Jusqu’à présent l’orientation politique de la Commission est restée largement indépendante du résultat des élections. Il est donc nécessaire qu’une négociation intervienne entre le président de la Commission et la majorité parlementaire d’un côté, et les États membres de l’autre pour parvenir à des nominations qui aboutissent à une Commission légitimée par le projet politique choisi par les électeurs, dût-il prendre la forme d'un accord de coalition selon le modèle dominant des démocraties européennes. En outre, la Commission doit être responsable devant le Parlement européen et le Conseil.


  • Vers une Europe responsable
La crise a révélé l'impéritie de certains Etats membres derrière le bouclier de l'Euro. Contraints à la solidarité, les acteurs européens et le FMI ont imposé des politiques de retour à l'équilibre budgétaire dans des délais restreints et des réformes structurelles, sans prise en considération du dialogue social.
Nécessaires à moyen terme, la force, la vitesse et l'ampleur des ajustements imposés à court terme ont parfois produit des résultats financiers significatifs. Mais ils ont été souvent constitutifs d’erreurs politiques majeures par absence de politiques de relance, comme le FMI lui-même a fini par le reconnaître. L'Europe, partant souvent d'une situation plus saine que le reste du monde pour affronter la crise, a manqué le rebond économique de 2010 et est devenue l'homme malade du monde développé. Certains Etats soumis à ces politiques ont subi une perte de richesse extrême et non nécessaire, avec des conséquences sociales dramatiques dans lesquelles les populismes de toutes obédiences trouvent le terreau de leur influence destructrice.
Le cadre de responsabilité commun issu de cette crise doit en tirer les leçons, privilégier des trajectoires d'ajustement sur des durées plus réalistes et mieux soutenir les pays en difficulté pendant ces phases de transition.


  • Vers une Europe solidaire
Le modèle social européen est en partage des Etats membres comme son modèle culturel. Il est de la responsabilité de l'Europe de contribuer à le défendre et à le promouvoir parallèlement à la mise en place d'un marché unifié.
Ceci implique des politiques qui limitent la tentation et l'intérêt du dumping entre Etats au plan social comme au plan fiscal.
Au plan social, la création d'un salaire minimum européen, défini en fonction du niveau de vie dans chaque pays, serait un pas important dans la lutte commune contre les inégalités. Le fonctionnement de la zone Euro a démontré également la nécessite d'amortisseurs automatiques tels qu'une assurance chômage commune et des fonds structurels plus largement dotés, au besoin alimentés par l’émission d’obligations européennes.
Au plan fiscal, l’harmonisation des assiettes et des taux d’imposition au sein de l’Union passe par la mise en place d’un serpent fiscal, première étape vers l’Union fiscale, comme le serpent monétaire a été l’antichambre de l’euro. La limitation de la concurrence fiscale déloyale entre pays passe aussi par la création d’un impôt européen qui pourrait être constitué de la taxe sur les transactions financières, de l’impôt sur les sociétés et d’un pourcentage de TVA. Les ressources ainsi collectées permettraient de financer les politiques communes, au premier chef la politique agricole, la politique de recherche et développement et la politique de cohésion au travers des fonds structurels, de manière moins malthusienne que le système actuel des ressources propres. Enfin, la lutte contre les paradis fiscaux passe par des transferts automatiques de données bancaires et fiscales au sein de l’Union, l’interdiction de structures financières opaques et le contrôle renforcé des prix de transfert.


  • Vers une Europe sûre
L'Europe, c'est la paix.
La paix entre Européens, mais également la paix avec le monde extérieur. La crise Ukrainienne doit être l'occasion d'une prise de conscience que nous ne vivons pas dans un monde apaisé, ou dont les conflits auraient disparu ou seraient lointains. Le Kosovo, la Crimée et les tentations séparatistes de  la population russophone de l’Est de l’Ukraine posent le problème de l’équilibre entre le principe de l’intangibilité des frontières et le respect de l’autodétermination des peuples.
La sécurité collective des Européens relève de la responsabilité de l'Europe. Elle ne peut tenir aux Etats nationaux, trop faibles individuellement et trop divisés devant l'obstacle. Elle ne peut tenir à l'ami Américain, dont la bienveillance et l'attention peuvent faire défaut. Seule l’union des 500 millions d’Européens peut leur permettre de saisir les opportunités de la mondialisation et de peser dans les affaires du monde et sur leur propre destin.
La question de l'Europe de la défense, sans cesse repoussée, et d'une diplomatie commune, sans cesse contestée, ne peut plus être éludée. Il appartient à l’Europe d’analyser ses dépendances stratégiques et de bâtir une communauté européenne de l'énergie et du développement durable et une communauté économique numérique respectueuse des libertés publiques, des droits de propriété intellectuelle et où la valeur ajoutée est imposée dans le pays de consommation.


Sur la plupart de ces sujets, il n'existe en réalité pas de différence majeure entre les Etats qui partagent l'Euro et les autres. La zone euro n'est pas un espace étanche en Europe. Mais ceux qui y participent voient les questions communes se poser avec plus d'acuité, qu’il s’agisse des décisions de politique économique, de la coordination des budgets nationaux ou des mécanismes de solidarité. Les débats y naissent d'abord, ils sont poussés plus loin. Ensemble, les membres de la zone euro défrichent le chemin commun. Prenons bien garde cependant à ce que tous l'empruntent ensuite."

Texte de Patrick LEFAS, Vice-Président du Mouvement Européen-France en charge des Affaires publiques, pour le Mouvement Européen-France

jeudi 8 mai 2014

ELECTION PARLEMENTAIRE EUROPEENNE DU 25 MAI 2014 : SUR VOTRE AGENDA EUROPEN.

Dans le Loiret.

1) Le vendredi 9 mai 2014. Saint-Jean de la Ruelle. Médiathèque Anna Marly. Dans le cadre de la Semaine de l'Europe, la Médiathèque Anna Marly accueillera le 9 mai à partir de 18h30 la lecture théâtralisée "Germaine Tillion, la mémoire et la raison".  Conçue et interprétée par Claire Vidoni, du Théâtre de l'Imprévu. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Exposition jusqu'au 24 mai 2014. 

2) Dimanche 11 mai. Marche de l'Europe organisée par les Comités de Jumelage d'ingré et de Saint-Jean de la Ruelle. 

Départ et Arrivée : Accueil de Loisirs Gabriel-Pahaut Parc de Bel Air à Ingré. 

- 5kms  : Départ à partir de10 heures
- 13 kms : Départ à partir de 9 heures
12h30 : Déjeuner en commun ouvert à tous, les participants apportent leur panier-repas. Les boissons sont fournies. Renseignements : 06 08 71 17 51 

3) Mardi 13 mai à 19h45 précises, au cinéma Les Carmes, rue des carmes, à Orléans. Entrée libre.

L'oeuvre projetée est "Alabama Monroe", prix LUX 2012, décerné par le Parlement européen, du réalisateur Felix Van Groeningen.

Didier et Elise vivent une histoire d'amour rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l'Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle .

La projection sera précédée d'une courte présentation du PRIX LUX par Jean-Pierre. Delport et J. Prévost et du film par une responsable du cinéma.

Elle sera suivie d'une rencontre autour d'un verre et de la mise à disposition de documentations sur le Parlement Européen.

4) Mercredi 15 mai, à 17h30, conférence débat organisée par URAF CENTRE. AIDAPHI, 71, avenue Denis Papin 45800 Saint Jean de Braye :" Les familles et l' Europe". Co animation par Joseph Guimet, membre du CES Européen et Yves Clément, Président du MEF du Loiret.

5) Samedi 17 mai, à 11 h30, Yves Clément, Président du Mouvement européen du Loiret serai l'invité exclusif de l'émission " La voie est libre" diffusée par FR3 Centre animée par le journaliste et rédacteur en chef adjoint Christophe Carin.

L'émission comportera 3 micro-reportages sur des réalisations en région Centre, qui ont vu le jour avec la participation de fonds européens. Yves Clément fera part de ses réactions à ce sujet.

-Au niveau national.

1) Le débat télévisé du 15 mai doit réunir Martin Schulz (socialistes), Jean-Claude Juncker (droite), Guy Verhofstadt (centre), Alexis Tsipras (gauche radicale) ainsi que Ska Keller (écologistes), tous candidats à la présidence de la Commission européenne. En France, il sera retransmis par LCP et Euronews.


2) 22 mai 2014. France 2 organise dans le cadre de l’émission « Des paroles et des actes », un débat entre les chefs de partis politiques français. Ce 8 mai, on apprend par la voix de Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, que le Parti Socialiste sera représenté par l’allemand Martin Schultz, et François Bayrou souhaiterait que Guy Verhofstadt y soit présent. Marine Le Pen (Front National) et Jean-Luc Mélenchon sont toujours programmés pour y participer. 

mercredi 7 mai 2014

ABSENT, CE 8 MAI 2014, LORS DES FÊTES DE JEANNE D’ARC

Ce jeudi 8 mai 2014, je ne prendrai pas part aux cérémonies officielles dans le cadre de la célébration de la délivrance d’Orléans par Jeanne d’Arc, le 8 mai 1429, comme Tahar Ben Chaabane, Jean-Paul Morat, Baptiste Chapuis et quelques autres, sans doute.

Cette année le choix de la jeune fille qui incarne Jeanne d’Arc s’est porté sur Félicité Lemaire de Marne qui avait publié sur sa page facebook son penchant pour des opinions très droitières à la limite de l’homophobie, c’est-à-dire, du rejet de l’autre. Un engagement politique très marqué qui se traduisait pas des logos comme ceux des « Veilleurs d’Orléans », de « l’ONLR » (on ne lâche rien), « Hollande démission » avant qu’ils ne disparaissent de sa page facebook.

Parmi les évènements sur cette page facebook figure « le Printemps français » qui agrège des militants d’extrême-droite, des traditionnalistes et des Identitaires et mènent un combat intransigeant contre le mariage gay. Au reste, quand on demande à Félicité Lemaire Marne « Faut-il abroger la loi sur le mariage homosexuel ? », la réponse est oui et à la question 
« Etes-vous prêt pour une 4ème manif pour tous à Paris ? », la réponse est affirmative, également.

Je ne me reconnais pas dans ces assertions qui divisent les Français et font d’une catégorie d’entre eux un facile bouc-émissaire.

Puis-je conseiller à la jeune Félicité Lemaire de Marne de lire ou relire l’Epitre aux Galates de Saint Paul, au chapitre 3, in fine ?

« 24 Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification.
25 Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide.
26 Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi.
27 En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ;
28 il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus.
29 Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse. »

Et Saint-Paul aurait pu ajouter dans cette liste : Il n’y a plus ni homosexuel ni hétérosexuel.

Il n’est pas certain que des excuses bien tardives de la part de l’intéressée puissent venir faire oublier ce qu’il faut considérer comme une erreur de jeunesse qui vient ternir ces cérémonies qui sont habituellement marquées du sceau du rassemblement des Orléanais autour de leur héroïne préférée et incontestable…



vendredi 18 avril 2014

ORLEANS : UNE DELEGATION POUR LUTTER CONTRE LA L'IMMIGRATION CLANDESTINE TRES CONTESTABLE


La manifestation qui a réunit 150 personnes, le jeudi 17 avril, à 17 h 30, devant la mairie d'Orléans, visait à protester contre la décision du Député-Maire d'Orléans, Serge Grouard, lors du conseil municipal du 30 mars 2014 décidé : "délégation est donnée à M. François Lagarde, conseiller municipal délégué auprès de l’adjoint au maire, pour la lutte contre l’immigration clandestine".




Cette délégation ne lasse pas de surprendre. 

1) Pourquoi créer cette délégation, unique en son genre, en France ? Sa légalité pose un problème. Le Président de la Commission des Lois du Sénat, Jean-Pierre Sueur, le 7 avril 2014; a saisi le ministère de l'intérieur afin qu'il examine les recours possibles contre la mise en place de cette délégation. Il affirme que la lutte contre l'immigration illégale relève de la compétence et des prérogatives de l'Etat et non d'un élu municipal. 

2) Pourquoi confier cette responsabilité à un magistrat qui officie comme juge des étrangers à Lyon ? Le cumul de la fonction d'élu à Orléans et de magistrat à Lyon est-elle compatible sur ce même thème ? Le  président du tribunal administratif de Lyon a saisi le collège de déontologie pour savoir si François Lagarde pourra continuer à statuer sur les recours des clandestins. 

3) Pourquoi maintenant ? Serge Grouard avoue sur RMC, le 10 avril 2014, avoir pensé à la créer en 2008 "car le problème ne date pas d'il y a un an".

4) Quel sera son rôle ? Sur ses tracts de campagne, Serge Grouard, sans parler de créer une délégation ad hoc, avait mis l'accent sur la lutte contre l'immigration clandestine.

Tract-lutte-immigration-clandestine-Orléans


Lors de son interview, sur RMC, le 10 avril 2014, il déclare que cet élu devrait avoir le contact l'Etat pour demander à l'Etat point pas point de faire appliquer la loi, dans le domaine de la délivrance par la mairie des attestations d'accueils (personne qui veut héberger un ressortissant non communautaire chez lui), les documents fournis par les étrangers pour se marier pour lutter contre les mariages blancs et les conditions du regroupement familial des étrangers.

La vidéo :  

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/orleans-metropole/2014/04/08/video-echange-muscle-entre-serge-grouard-et-mourad-boudjellal-sur-rmc-au-sujet-du-delegue-a-l-immigration-clandestine_1956188.html  

Conclusion 

Dans ces trois domaines, le maire agit au nom de l'Etat et non pas en son nom propre de sorte qu'il ne dispose pas d'une marge de manoeuvre suffisante pour faire prévaloir son interprétation sur la loi. 

Si Serge Grouard juge que les textes en vigueur ne sont pas assez sévères, il lui appartient comme député de déposer une proposition de loi avec ses amis politiques à l'Assemblée Nationale et débattre de ce sujet avec les responsables politiques  du Gouvernement. 

Il s'agit de rappeler un discours de Droite classique de fermeté qui est un effet d'affichage dont les conséquences pratiques seront sans doute une plus grande lenteur dans le traitement des dossiers des étrangers qui attendront un peu plus longtemps la réponse de la mairie pour des raisons politiciennes. Ce message de fermeté s'adresse également à son camp politique. Dans l'hypothèse où la Droite reviendrait au pouvoir, certains sauraient ce souvenir du courage de Serge Grouard qui avec une épée de bois à affronter l'Etat socialiste, laxiste, irresponsable et impécunieux. 




lundi 7 avril 2014

EELV INVENTE LE SOUTIEN SANS PARTICIPATION


Si l'on a bien compris, mardi 8 avril après-midi, à l'Assemblée Nationale, en réponse au discours de politique générale du Premier Ministre, Manuel Valls, les 17 députés d'EELV voteront ou s'abstiendront et prendront leur décision le mardi matin. 

Le oui est subordonné à l'engagement du Premier Ministre sur les thèmes suivants, selon les termes mêmes du groupe écologiste, à l'Assemblée Nationale. 
  • quel sera son calendrier de mise en œuvre de la loi de transition énergétique, et comment entend-elle travailler avec les député-e-s écologistes sur cette question ?
  • quelles sont ses positions sur la fiscalité écologique, sujet sur lequel elle a par le passé multiplié les déclarations contradictoires et inquiétantes ?
  • maintient-elle son souhait de voir mis en place un moratoire durable sur le projet de NDDL ?
De manière générale, si le gouvernement resserré ne veut pas être également celui d’une majorité rétrécie, il va falloir que ses membres, et singulièrement le premier d’entre-eux, apportent des précisions sur le contenu et le calendrier de sa feuille de route."

En refusant de participer au Gouvernement, suite au départ de Cécile Duflot et de Pascal Canfin, EELV à qui Manuel Valls avait offert un poste de numéro 2 du Gouvernement, avec une large compétence ministérielle comme l'exerce Ségolène Royal, se prive d'une carte majeure dans son jeu : mettre en oeuvre ses idées politiques avec un budget conséquent et des relais politiques et associatifs et le soutien de l'opinion publique.

C'est une occasion historique manquée. L'histoire ne repassera pas les plats avant un certain temps. Les engagements pris par Manuel Valls n'étaient pas suffisants pour être acceptés ? Désormais, EELV, comme le Front de Gauche va se poser en censeur critique de l'action du Gouvernement, sans n'avoir été en mesure de prouver sa capacité à agir pour réaliser une véritable transition écologique au profit des plus déshérités ce qui leur aurait donné une crédibilité accrue pour la Présidentielle de 2017.

Le plus grave dans cette histoire tient au fait que la décision apparaît plus comme une décision personnelle de Cécile Dulfot qui a entraîné son collègue Pascal Canfin qu'une décision plutôt qu'une décision politique mûrement réfléchie avec toutes les instances du Parti et les élus. Ceux qui s'imaginaient devenir Ministre, comme le Sénateur, Président du groupe EELV, Jean-Vincent Placé, ou François de Rugy, député, co-président du groupe EELV à l'Assemblée Nationale,  se  consoleront en se disant que la vie politique est longue.

Mais, ce qui est en cause c'est bien le fonctionnement interne d'EELV où quelques notables décident pour les autres ou contre ce qui devrait donner lieu dans les jours et semaines qui viennent à de nombreuses explications de textes dans un souci de clarification.

Vous vous y retrouver parmi ces contractions écologistes ?

Un dessin humoristique pourrait vous y aider ? 

Permalien de l'image intégrée

Au fait, qui va rallumer la lumière chez EELV ?


samedi 5 avril 2014

L''EUROPE DE L'EMPLOI ET DE LA DEMOCRATIE : UN GRAND DEBAT ORGANISE A ORLEANS, LE 9 AVRIL 2014


60 ans d’Europe : les réussites à

conserver, les solutions à inventer

LES DEFIS DE L’UNION EUROPEENNE : Emploi et démocratie
En amont des élections européennes qui se tiendront en France le dimanche 25 mai 2014, LeMouvement Européen-France (ME-F) et Notre Europe-Institut Jacques Delors organisent en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères une série de débats contradictoires intitulée
«Droit d’Inventaire / Droit d’Inventer».
L’objectif : permettre au plus grand nombre de citoyens de s’investir dans les débats préalables aux élections des députés européens le 25 mai 2014 et, au-delà, dans le projet européen.

La sixième édition aura lieu à Orléans, conduite par la section du ME-F-Loiret

A cette occasion les deux sujets abordés seront :

Emploi : 
. Le taux de chômage atteint des records, particulièrement chez les jeunes, que peut faire l’Union européenne pour améliorer ceci ? Est-ce une question locale, nationale ou européenne ?

Démocratie : L’Union Européenne se voit accusée de déficit démocratique, comment faire pour que les citoyens aient le sentiment que leur vote compte et pour qu’ils s’impliquent davantage dans la construction européenne ?

Les intervenants :

  • Table ronde 1 : Face à la crise européenne, quelles solutions pour l’emploi ?
  •  Xavier BEULIN, Président de la FNSEA et CESER Centre
  • Gérard GAUTIER, Président de la CGPME du Loiret
  • Karine GLOANEC-MAURIN, Vice-Présidente de la Région Centre
  • Inga WACHSMANN, Responsable de programmes à la Fondation Charles Léopold Mayer
  • Table ronde 2 : Quelle démocratie pour les citoyens européens ?
  • Sophie AUCONIE, Députée européenne
  • Jessica CHAMBA, Vice-Présidente du Mouvement Européen-International
  • Jean-Pierre SUEUR, Sénateur du Loiret et Président de la Commission des Lois
  • Jozef NIEMIEC, Secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des Syndicats
  • Animation, Stéphane DE LAAGE, Journaliste indépendant et Directeur de RCF Loiret




L'Europe, c'est notre affaire ! Plus que jamais, elle influence nos vies, même si nous ne le savons pas toujours. L'Union européenne qui aide la France à créer des emplois : c'est possible ? Une démocratie européenne, forte, imaginative et participative : une utopie ou une réalité à construire ?

Pour le savoir, venez nombreux assister au grand débat européen qui se tiendra à la Médiathèque d'Orléans, le mercredi 9 avril 2014, de 18 heures à 21 heures, en présence de 8 invités de grande qualité.