mardi 26 avril 2011

Le purin d'ortie est à nouveau commercialisable.

L'ortie n'est pas seulement cette plante urticante qui pique et qui, de ce fait,  repousse les bonnes volontés. Il suffit de dépasser ce léger inconvénient pour découvrir toutes ses qualités, comme le montre  Bernard Bertrand, auteur du "Secret des orties" dans cette vidéo que l'on pourrait intituler : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'ortie sans jamais oser le demander.


Ortie qui es-tu? par latelebio

Dans une communication du 20 avril 2010, à l'occasion de la remise du rapport d’Antoine Herth, député du Bas-Rhin, sur le biocontrole, le Ministre de l'Agriculture, Bruno le Maire a établi une feuille de route « biocontrôle » qui sera soumise au Comité national d’orientation et de suivi du plan et qui comporte 12 mesures.

Parmi celles-ci, la  proposition n°2 est la suivante : "La promotion des techniques alternatives dans le cadre de ces formations est une exigence de la directive pour l’utilisation durable des pesticides ; les référentiels de formation prévoiront désormais un temps dédié au biocontrôle. Le plan Ecophyto 2018 viendra par ailleurs soutenir les actions visant à élaborer de nouveaux outils de formation à ces usages". Ce plan, élaboré lors du Grenelle de l'environnement, a fixé comme objectif la réduction "si possible" de 50 % des pesticides dans l'agriculture, d'ici à 2018.

Pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/bruno-le-maire-a-recu-le-rapport

A cette occasion, le ministère a annoncé la publication "de la première liste des substances autorisées pour les préparations naturelles peu préoccupantes", celle-ci devant intervenir "dans les prochains jours", ce qui donnera lieu, notamment, à la publication de l'arrêté autorisant le purin d'ortie, selon un communiqué.

Cette décision met fin à une situation ubuesque où depuis janvier 2006 et l'adoption de la loi d'orientation agricole, qui soumet ces produits à la même procédure européenne d'autorisation que les pesticides chimiques.

Un communiqué de presse du ministère de l'agriculture du 23 mai 2007, intitulé "Précisions du Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie et du Ministère de l’agriculture sur l’évaluation des produits traditionnels de protection des plantes." explique la situation qui prévaut en ces temes à cette époque.

Est autorisé "la promotion auprès des particuliers de procédés naturels ou le fait de donner la recette de telles préparations. Les produits naturels traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, peuvent donc continuer à l’être sans obligation d’autorisation préalable."



Est interdite la commercialisation ou la distribution "même gratuitement de ces produits, car dans ce cas, une autorisation préalable est requise, à l’instar de ce qui existe en matière d’évaluation des médicaments vétérinaires ou humains. Cette procédure garantit que les produits phytopharmaceutiques mis sur le marché sont sans danger."
Le communiqué : http://agriculture.gouv.fr/precisions-du-ministere-de-l  

En pratique, le gouvernement explique qu'il a "trouvé une voie règlementaire un peu étroite pour sortir de la difficulté (...). Nous avons demandé l'inscription de l'ortie sur la liste européenne des substances de base, ce qui nous permet désormais d'autoriser la mise sur le marché" du purin d'orties, mais aussi d'autres préparations naturelles".

Pour une fois que l'Union européenne ne sert pas de paravent aux insuffisances du Gouvernement mais qu'elle est utilisée de façon efficace et intelligente !

Enfin, le simple bon sens l'emporte, mettant fin à une absurdité administrative française qui n'avait que trop duré.

Terminons par la recette du purin d'ortie, en images, que nous devons à Raymonde.



la recette à Raymonde








lundi 18 avril 2011

MON PREMIER ESSAI POLITIQUE VIENT DE PARAITRE





Après environ deux ans de travail, mon premier essai politique intitulé "Et si la France disait oui à l'Europe ?" vient d'être publié par l'Harmattan.

Dans cet essai, j'examine les relations entre la France et l'Europe. Dans une première partie  je donne une dizaine d'exemples qui montrent que la France ne respecte pas le droit européen qui s'impose à elle ou bien qu'elle instrumente l'Union européenne ou le Conseil de l'Europe pour défendre des intérêts strictement nationaux. Dans une seconde partie, je formule une série de propositions pour réconcilier les Français avec l'Europe.

Cela passe par une réforme de l'enseignement pour apprendre l'Union européenne à tous les Français en âge de voter, par des émissions de grande qualité à une heure de grande écoute et plus généralement par une presse qui fasse la place à l'Europe plus largement, mais surtout par un discours et une pratique sur l'Europe par les dirigeants politiques et économiques qui doit radicalement changer. 

Pour découvrir ce livre, dans un style abordable par le plus grand nombre, se reporter au lien sur le site de l'Harmattan.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33920

dimanche 17 avril 2011

L'AMAZONE DE L'EUROPE EST NEE.

Dans l'hebdomadaire "le Point" daté du 7 avril 2011, à la page 20, on pouvait lire le bulletin de naissance de "l'Amazone de l'Europe."

" L'Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Serbie et la Slovénie viennent de signer un accord pour la création d'une réserve naturelle estampillée Unesco. Baptisé "Amazone de l'Europe", ce projet transfrontières protégera 800 000 hectares de zones humides aux abords du Danube et de ses affluents. Ce sera la première réserve au monde concernant cinq pays et la plus grande réserve de zones humides d'Europe, riches en diversité animale, en oiseaux migrateurs et en paysages naturels uniques. Objectif : améliorer la qualité de vie, préserver l'environnement et développer le tourisme."

Sur la carte qui est jointe, on observe que le tracé de ladite réserve épouse le tracé du Danube au nord de Vienne jusqu'au sud de Belgrade jusqu'à la frontière avec la Bulgarie.

Le Danube, c'est aussi un milieu naturel et des écosystèmes à part entière dont la richesse et la beauté atteignent leur apogée sur le delta du fleuve. Il fut un dieu rappelle le poète dans ses Orientales, et il le reste un peu. Rien d'étonnant quand sur le globe on se déroule comme un serpent, et quand on coule de l'occident à l'orient. On voit que parmi ces 5 Etats européens, trois d'entre eux sont membres de l'Union européenne (Autriche, Hongrie et Slovénie) tandis que les deux autres aspirent à le devenir (Croatie et Serbie).

Pour une carte de visite détaillée du Danube,  se reporter au site de l'UNESCO : http://www.unesco.org/water/news/newsletter/143_fr.shtml

Cela donne un nouvel élan à la protection des milieux vivants qui ne se limite pas à Natura 2000, réseau de protection des habitats et des oiseaux géré par l'Union européenne qui connait déjà un vif succès.

Pour en savoir plus sur Natura 2000 en France : http://www.natura2000.fr/
Pour en savoir plus sur Natura 2000 dans l'Union européenne : http://ec.europa.eu/environment/nature/natura2000/index_en.htm en anglais.

Tout ce que vous avez voulu savoir sur Natura 2000 sans jamais oser le demander en images.
Le cas de Natura 2000 en Alsace.




Natura 2000 par teledoller

jeudi 31 mars 2011

Brice Hortefeux revient au Parlement européen

Ce jeudi 24 mars 2011, Brice Hortefeux, ancien Ministre, a retrouvé son siège de Parlement européen.

Il faut en conclure que les analyses juridiques sont de peu de poids face à la volonté politique exprimée par ceux qui détiennent le pouvoir.

Je me contenterai de reproduire partiellement le communiqué de presse de la députée européenne Catherine Trautman (Parti Socialiste Européen) qui résume bien la situation à mon sens, à ce propos.

La parlementaire européenne écrit : "Tordre un processus électoral pour offrir un mandat de convenance à un ancien ministre privé de gouvernement est simplement inacceptable. Jusqu’ici, tout député européen démissionnaire a été remplacé par le suivant de liste. Le gouvernement en a décidé autrement."

En image, voici également la réaction de Daniel Cohn-Bendit, parlementaire européen (EELV).




Brice Hortefeux de retour au Parlement européen par EurodeputesEE

Cette décision qui illustre le fait du Prince ne peut que conduire encore à éloigner les Français de l'Union européenne, synonyme de "'petits arrangements entre amis". Il ne faudra pas être surpris du taux d'abstention qui sera atteint, en France, lors de l'élection du Parlement européen en 2014.

mercredi 30 mars 2011

TOUJOURS PLUS D'ECOLOGIE POLITIQUE!

Dans un monde incertain, devenu dangereux à certains égards, l'humanité a besoin d'une réponse globale à ses interrogations quant à son avenir sur cette terre et au mode de vie qu'il convient d'adopter pour léguer celle-ci dans un état de conservations et de développement satisfaisant aux futures générations.

Seule l'écologie politique peut apporter ces réponses sur l'échiquier politique mondial, européen et français.

Petit à petit la prise de conscience s'opère car on ne dira jamais assez que ce sont les personnes à bas revenus qui sont les premières victimes des désordres du climat et ne peuvent pas faire face à leurs obligations énergétiques (exemple : la question de la précarité énergétique).

Les résultats des élections cantonales du 28 mars 2011 sont encourageants, à cet égard, avec la victoire d'Estelle Touzin sur le canton Bourgogne à Orléans au nom d'Europe Ecologie-les Verts, ce qui permet au sein des 14 élus d'opposition au Conseil Général du Loiret de disposer de deux élus représentant ces idées politiques, après l'élection de Thierry Soler sur le canton de Chécy en 2008.

Que fait l'Europe en matière écologique ? On sait mal que de nombreuses décisions prises par l'Union européenne permettent à la France de progresser dans le domaine du transport.

C'est ainsi que ce mercredi 30 mars de 18 heures 30 à 20 heures 30, à la maison des associations d'Orléans, dans le cadre d'une série de 6 conférences organisée sous l'égide de l'association Euroterritoires, je répondrai à la question : la politique des transports remplit t-elle les objectifs écologiques fixés par l'Union européenne ? Entrée 10€. Etudiant 5€. Demandeurs d'emploi et autres : gratuit.

L'écologie, c'est une vision globale de la société qui a des conséquences dans notre vie quotidienne. Comment nous déplaçons nous ? Nos modes de déplacement prennent-ils en compte l'objectif écologique ? Le vélo, le tramway ou le bus plutôt que la voiture chaque fois que c'est possible.

La vraie révolution écologique est avant tout culturelle. Nos modes de vie et nos habitudes doivent évoluer si on veut bien gérer cette planète qui nous a été léguée en partage.





lundi 7 mars 2011

Brice Hortefeux peut-il retrouver son siège de parlementaire européen ?

Lors de son allocution télévisée du lundi 28 février 2011, à 20 heures, à la télévision, le Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il remaniait le Gouvernement et que Brice Hortefeux,  Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités Territoriales et de l'Immigration depuis novembre 2010, n'en faisait plus partie.


http://www.europe1.fr/Politique/Hortefeux-le-depart-d-un-fidele-432719/


Quel sera l'avenir politique de Brice Hortefeux, le fidèle parmi les fidèles du Chef de l'Etat ?


Parmi les hypothèses envisagées, ou un poste au sein des instances dirigeantes de l'UMP, ou un poste de conseiller spécial auprès de Nicolas Sarkozy, est évoqué, avec insistance, le retour de Brice Hortefeux au Parlement européen.


Pour répondre à la question de savoir si Brice Hortefeux pourrait faire son retour au Parlement européen de Strasbourg, il faut distinguer, les faits, les textes applicables et le raisonnement juridique appliqué au cas d'espèce.


1. Les faits.


Brice Hortefeux a exercé un mandat de député européen durant la législature 1999-2004, précisément du 15.septembre 2009 au 15 juillet 2004. Au cours de la législature suivante, il a été parlementaire européen du 20 juillet 2004 au 2 juin 2005, comme l'indique sa fiche personnelle disponible sur le site du Parlement européen : http://www.europarl.europa.eu/members/archive/alphaOrder/view.do?language=FR&id=5565 


A cette date, il quitte le Parlement européen pour devenir Ministre délégué au Collectivités locales jusqu'en mai 2007, date de l'élection présidentielle, qui voit Nicolas Sarkozy devenir Président de la République.


En juin 2009, il est candidat pour devenir membre du Parlement européen et il occupe la troisième place sir la liste UMP-Nouveau Centre, derrière Sophie Auconie et Jean-Pierre Auduy, député européen sortant, dans la circonscription Massif-Central-Centre. Il fait savoir qu'en occupant la troisième place dans cette eurocirconscription il ne cherche pas à être élu, mais qu'il apporte son soutien aux candidats mieux placés que lui que cette liste. Cependant,  le 9 juin 2009, contre toute attente, il est élu. Il décide de démissionner et le 23 juin 2009, Brice Hortefeux est nommé ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, de sorte Catherine Soullie, 4ème de liste, le remplace au Parlement européen.  



France 3 - Elections européennes et Brice Hortefeux - 08.06.
envoyé par fredericlefebvre. - L'info video en direct.


Le Parlement européen tient sa session constitutive le 14 juillet 2009, dans l'hémicycle  strasbourgeois, séance au cours de laquelle est élue le Président Jerzy Buzek (Pologne, Parti Populaire Européen) par 86% des suffrages exprimés. 


 http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?language=FR&type=IM-PRESS&reference=20090710STO58039

2. Les textes applicables.

2.1. Les textes européens.


2.1.1. Le règlement intérieur du Parlement européen. 


L'article 4 du règlement intérieur du Parlement européen concernant la durée du mandat du député européen dit "1.   Le mandat commence et expire conformément aux dispositions de l'Acte du 20 septembre 1976."


2.1.2. L'Acte du 20 septembre 1976. 


L’Acte du 20 septembre 1976. Acte portant élection des représentants au Parlement européen au suffrage universel direct annexé à la décision 76/87/CECA, CEE, Euratom du Conseil du 20 septembre 1976, a été publié au Journal Officiel des Communautés Européennes L 278 du 8 octobre 1976. 

 
L'article 3 dispose : 

"1. Les représentants sont élus pour une période de cinq ans.
2. Cette période quinquennale commence à l'ouverture de la première session tenue après chaque élection. 
3. Le mandat de chaque représentant commence et expire en même temps que la période visée au paragraphe 2. "

L'article 10 énonce :

4. "Le Parlement européen sortant cesse d'être en fonctions lors de la première réunion du nouveau Parlement européen."

2.2. Le texte français.


Loi n°77-729 du 7 juillet 1977 relative à l'élection des représentants à l'Assemblée des Communautés européennes a été publié au Journal Officiel de la République Française du 8 juillet 1977 page 3579.


L'article 24 figure au Chapitre VII intitulé "Remplacement des Représentants"

 
1. "Le représentant dont le siège devient vacant pour quelque cause que ce soit est remplacé par le candidat figurant sur la même liste immédiatement après le dernier candidat devenu représentant conformément à l'ordre de cette liste."



6. En cas d'acceptation par un représentant de fonctions gouvernementales, son remplacement est effectué, conformément au premier alinéa, jusqu'à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation de ces fonctions. A l'expiration du délai d'un mois, le représentant reprend l'exercice de son mandat. Le caractère temporaire du remplacement pour cause d'acceptation de fonctions gouvernementales s'applique au dernier candidat devenu représentant conformément à l'ordre de la liste. Celui-ci est replacé en tête des candidats non élus de cette liste."

3. Analyse juridique.

Ce 14 juillet 2009, Brice Hortefeux, en tant que ministre était présent à la tribune officielle place de la Concorde pour assister au défilé militaire du 14 juillet lors de la célébration de la fête nationale.

Or, ce jour là, à Strasbourg, se tenait la séance constitutive du Parlement européen, au cours de la quelle les députés sont installés et acquièrent la qualité de député européen à part entière en signant notamment une déclaration d'intérêts financiers de façon à éviter les conflits d'intérêts.

L'Acte du 20 septembre 1976 est clair "Cette période quinquennale commence à l'ouverture de la première session tenue après chaque élection."

Avant l'ouverture de la première session ou session constitutive, le député élu dans son pays est un député en devenir.

En Belgique, le 7 juin 2009, la liste menée par le socialiste belge Jean-Claude Marcourt arrive en tête du "collège électoral français", qui regroupe les francophones de Belgique. Jean-Claude Marcourt est alors ministre de l'Economie du gouvernement régional wallon sortant. Mais ce gouvernement est sur le départ pour cause d'élections régionales. C'est donc sans aucun problème que Jean-Claude Marcourt se rend au parlement européen le 14 juillet 2009, date de la première session plénière du PE et qu'il vote pour la désignation du président. Cependant, Jean-Claude Marcourt démissionne le lendemain pour redevenir ministre dans le nouveau gouvernement wallon, qui prend ses fonctions ce jour-là.

Jean-Claude Marcourt, ministre, peut donc à tout moment redevenir député européen s'il le souhaite.

Ce n'est pas le cas de Brice Hortefeux qui ayant démissioné et n'ayant pas siégé au Parlement européen lors de l'actuelle législature, n'a pas été député européen. En conséquence, il ne saurait le redevenir.

Mais, par quelque artifice, peut-ton considérer, qu'ayant été député européen dans le passé, il puisse retrouver son siège en ayant acquis une sorte d'ancienneté qui ne rendrait pas nécessaire sa présence lors de la séance constitutive du Parlement européen ? Je ne le crois pas.

En France, cette exigence d'être présent à la première séance n'existe pas. Aussi, les dispositions relatives à l'élection au Parlement européen sont calquées sur celles du député français. Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, les sortants du gouvernement récupèrent automatiquement leur siège de députés (article 25 paragraphe 2 de la Constitution du 4 octobre 1958).

Le Gouvernement peut toujours notifier au Parlement européen le nom de son député, mais l'appréciation de la légalité européenne de cette désignation relèvera de la commission des affaires juridiques du Parlement en cas d'un problème d'interprétation de la disposition litigieuse. Le ministre, après son acceptation, dispose d'un mois pour faire connaître sa décision.

Enfin, politiquement, Brice Hortefeux n'a peut-être pas envie de siéger dans une assemblée qui cet autonome a voté une résolution condamnant sévèrement la France pour avoir procédé à une série d'expulsions de Roms vers leurs pays d'origine au motif qu'ils occupaient illégalement des terrains.

Conclusion.

On voit encore une fois ici, à certaines conditions non-remplies, en l'espèce, que le retour au Parlement européen constitue dans l'esprit des dirigeants un simple point de chute dans une carrière, alors qu'une carrière au sein du Parlement est possible si on ne vit pas cette élection comme un exil doré, si loin de Paris ...































samedi 5 mars 2011

SUR FRANCE-INTER, JEAN DE KERSVADOUE DIT EXPRESSEMENT SON MEPRIS POUR LES ECOLOGISTES.

Sur France-Inter, Denis Cheissoux, dans son émission "CO2 mon amour", ce samedi 5 mars 2011, de 14 heures 05 à 15 heures, recevait  Jean de Kervasdoué, titulaire de chaire au Conservatoire National des Arts et Métiers, directeur de l'Ecole Pasteur/Cnam de santé publique, membre de l'Académie des Technologies, économiste de la santé, mais aussi agronome. Il est l'auteur du livre " Les Prêcheurs de l'apocalypse" (Plon, 2007) et il vient de faire paraître chez le même éditeur "La peur est au-dessus de nos moyens. Pour en finir avec le principe de précaution".

Il a débattu du principe de précaution avec Bettina Laville, Avocate, membre du Conseil d'Etat, co-fondatrice et présidente d'honneur du Comité 21 Le Mouvement Vraiment durable : http://www.vraiment-durable.org/ 

Ce débat a permis de mettre à Bettina Laville, à l'aide d'exemples, de monter les amalgames, les critiques qui ne relèvent pas du principe de précaution de la part de son contradicteur. Elle s'est réjouit que la représentation nationale ait constitutionnalisé la notion de principe de précaution, malgré le lobbying acharné de ses opposants dont fait partie Jean de Kervasdoué. Enfin, elle a exprimé ses craintes que ce genre de livre n'aboutisse à nier l'existence des dangers qui menaçent l'état de la planète, ce qui lui paraît plus grave que de chercher à mettre en pièces le principe de précaution.

Au cours de ce débat, Bettina Laville, déclare :" Vous avez une haine pour les écologistes, je dois dire assez prononcée".

Jean de Kervasdoué répond : "Non, pas une haine, mais du mépris, c'est pas pareil", affirmation suivie d'un rire ironique.

Ces propos sont tenus entre la 35ème minute et 58 secondes et la 36ème minute et 10 secondes de cette émission.

Pour réécouter cette émission : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

Pour s'informer sur les arguments de Jean de Kervasdoué qui veut en finir avec le principe de précaution, on peut se reporter à l'émission animée le 20 janvier 2011 par Jean-Marie Colombani sur Public Sénat d'une durée de 29 minutes.



JEAN-MARIE COLOMBANI INVITE,Jean de Kervasdoué, Economiste de la santé
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